En décembre, l’un des gérants du restaurant hallal Seven times à Vaulx-en-Velin (Rhône) avait créé la polémique en proposant une « salle 100 % girls », exclusivement réservée aux femmes. Les réactions avaient été nombreuses, devant ce que beaucoup avaient qualifié de discrimination. Ce restaurant « semble pratiquer un séparatisme inadmissible et illégal en isolant dans une salle à part les femmes. Les clients sont donc triés par sexe », avait ainsi alerté le député RN de l’Ain, Jérôme Buisson. « C’est de la discrimination inacceptable en France ».
S’il s’en était défendu, le gérant avait finalement fait machine arrière. Quatre mois plus tard, c’est cette fois pour une tout autre raison que la préfète du Rhône a annoncé sa fermeture, « suite à un contrôle de la DDPP (Direction départementale de la Protection des populations) qui établit des manquements graves aux règles d’hygiène. La réouverture sera étudiée après la mise en œuvre de nombreuses mesures correctives. »
❌ La préfète du Rhône a décidé de fermer administrativement le restaurant « Seven Times » à Vaulx-en-Velin suite à un contrôle de la DDPP qui établit des manquements graves aux règles d’hygiène. La réouverture sera étudiée après la mise en œuvre de nombreuses mesures… pic.twitter.com/rQ0rlwV9jE
— Préfète de région Auvergne-Rhône-Alpes et du Rhône (@prefetrhone) April 25, 2026
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J’accepteDe nombreuses infractions relevées
Le Progrès, qui a révélé l’information le 21 avril, confirmée depuis par les services de l’Etat, liste les infractions relevées par les agents lors de leur visite le 20 avril. « Présence de nuisibles volants morts », notamment, « risque d’insalubrité par contamination chimique, défaut de maintenance et de nettoyage des locaux ». Mais aussi « mauvaises conditions de stockage, et de conservation des matières premières… » Ce sont 39 mesures coercitives qui auraient été exigées avant d’envisager la réouverture de cet établissement, qui se présente sur ses réseaux comme « le plus grand food court de Lyon ».
Par ailleurs, selon le quotidien régional, un autre restaurant appartenant à l’un des gérants aurait également été fermé le 16 avril, du fait de manquements liés aux règles d’hygiène et de sécurité alimentaire. La présence de trois employés non déclarés (dont deux en situation irrégulière) aurait également été constatée à cette occasion.