En fin de semaine dernière, l’enquête sur le tabassage de Maria (1), une femme de 19 ans qui s’était fait fracasser le crâne en marge d’une manifestation des Gilets Jaunes, à laquelle elle ne participait pas, avait connu une avancée décisive avec la mise en examen d’un ancien policier de la BAC Nord pour  » violences aggravées (par personne dépositaire de l’autorité publique, avec armes et en réunion), avec une incapacité totale de travail (ITT) supérieure à huit jours « , et  » pour non-assistance à personne en danger. »

Lourdes séquelles

Agé de 47 ans, Laurent A.  est fortement soupçonné d’avoir porté les coups de matraque qui ont causé de graves blessures à la jeune vendeuse passée à tabac gratuitement et abandonnée dans une rue du Vieux-Port, en décembre 2018. Preuve de la gravité des charges pesant contre ce policier – qui reste présumé innocent – à l’issue de sa garde à vue, et de sa présentation devant une magistrate, un placement en détention provisoire avait été requis par le parquet de Marseille. Le juge des libertés et de la détention avait toutefois décidé de le libérer en le plaçant sous contrôle judiciaire, avec interdiction d’exercer sur la voie publique et d’entrer en contact avec les autres mis en cause ainsi qu’avec la victime.

Ce lundi 27 avril 2026, le parquet de Marseille nous indique avoir fait appel de cette décision. La situation de Laurent A. sera réexaminée dans les jours qui viennent.

Dans ce dossier sensible, 12 policiers ont été mis en examen dont un deuxième ancien membre de la BAC Nord suspecté d’être le deuxième auteur direct du tabassage subi par Maria. La jeune femme garde de lourdes séquelles physiques et psychologiques de cet épisode d’ultra-violence policière.

(1) Maria est le pseudonyme donné les premiers mois dans la presse à la victime, dont le véritable prénom, Angelina, avait été révélé.