Le soleil d’avril perce à travers les branches qui couvrent la terrasse des Danaïdes, à Marseille. Colliers de perles, t-shirt noir et une assurance qui couvre son hypersensibilité, Jules est le chanteur du groupe Fireclub. Le batteur, c’est Pierre, grosses lunettes assumées mais un poil plus discret. Assis côte à côte, la complicité des deux compères est manifeste.

Ces derniers se sont rencontrés dans la même école de musique il y a une dizaine d’années, bien « qu’au début, on ne pouvait pas se blairer ». Portés par une invincibilité juvénile, ils avancent, convaincus qu’ils vont tout exploser. Et là, des claques, des portes fermées. Mais dans leur identité hyper marquée, abandonner n’est même pas une idée. Alors ils se plongent dans des vieux mails du père de Pierre, ancien bénévole sur des festivals, pour trouver des contacts. Une organisation soignée et ce sont 400 mails envoyés pour vendre à des professionnels leur projet. Résultat, un oui, et déjà, ça suffit.

Depuis, l’album nommé FireClub, sorti ce vendredi 24 avril, s’est construit doucement. Comme un besoin de grandir, de se trouver et de savoir, exactement, ce qu’ils veulent raconter. Pour créer, Jules va puiser dans tout ce …