L’armoire à trophée n’est pas près de prendre la poussière à la salle de Saint-Loup. Neuf titres de champion PACA, 3 titres de champions de France, 2 fois vice-champions de France… Le palmarès sur la saison 2025/2026 ne cesse de s’allonger dans l’académie. « C’est le fruit d’un gros travail technique avec un suivi approfondi sur les compétiteurs », mentionne Michaël Mustiones, fondateur et coach de la Muay Thaï Académie de Marseille.
Kyle Soula et Naël Azéma, les deux nouvelles pépites formées de « A à Z » au sein du club, enfilent les gants et empilent les titres. Le premier, 14 ans, est devenu champion de France de K1 light en moins de 37 kg ce week-end tandis que son aîné de trois ans est champion de France de muay thaï en moins de 63,5 kg.
« Il faut protéger leurs neurones »
Qui d’autre que Mustiones pour décrire les deux combattants ? « Ils ont des qualités intrinsèques, c’est une certitude. Ils parlent peu mais bossent beaucoup. Les deux ont une capacité d’écoute et d’application des consignes assez époustouflante. Ils ont déjà les caractéristiques des grands champions », mentionne-t-il.
Malgré des performances très élevées, le coach n’oublie pas son rôle premier. « Avant tout, je veux en faire des champions sur le tatami mais surtout dans la vie. On souhaite véhiculer des valeurs humaines importantes. C’est même la base pour nous », avance l’entraîneur. Il entend aussi préserver la santé de ses jeunes pousses : « J’évite de les exposer sur du plein contact. Ils sont jeunes, il faut protéger leurs neurones et ne pas oublier que ce n’est que du sport », dit-il.
Dans les pas de « Gabi » Renucci ?
Parmi tous les boxeurs du club noir et jaune, l’un fait figure de modèle d’exception : Jean-Gabriel Renucci, parti vivre son rêve asiatique dans le temple de la boxe thaï, il y a trois ans. Si certains aspirent à l’imiter, Michaël Mustiones préfère tempérer. « Chaque profil a ses rêves. Par exemple, Naël veut être diplomate, je ne vais pas lui dire de tout quitter pour partir en Thaïlande. Kyle, quant à lui, espère devenir boxeur professionnel. Une fois encore, on l’accompagne étape par étape. Il ne faut pas oublier que Gabi c’est un sur 1 000. Ça relève de l’exceptionnel », clame-t-il.