Société
Une association culturelle ayant financée un projet artistique consistant à danser sur les passages piétons a reçu une subvention publique de 245 000 euros.
Publié le 28 avril 2026 à 13h00

La mairie de Paris finance à hauteur de 245 000 euros une association culturelle qui propose notamment des danses sur les passages piétons.
Une création artistique pour le moins originale au cœur de Paris… Le chorégraphe Jean Hostache a décidé d’investir les rues de la capitale avec une idée simple : intégrer la danse dans l’espace public, en particulier sur des passages piétons.
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Le projet, intitulé Dans les clous, veut explorer différentes dimensions de l’environnement urbain : les déplacements des passants, les rythmes de circulation ou encore la présence des dispositifs de surveillance. L’artiste revendique une approche immersive, cherchant à capter «le flux» de la ville et à transformer ces lieux de passage en espaces d’expression artistique.
Cette création s’inscrit dans le cadre du dispositif Art’R, porté par l’association culturelle A Suivre. Fondée en 2009, cette structure accompagne le développement des arts de la rue à Paris en soutenant des compagnies dans leurs projets en espace public.
L’objectif affiché est de rendre la culture accessible à tous, en proposant des spectacles gratuits et en renouvelant le regard porté sur l’environnement urbain.
Des financements publics massifs
Pour l’année 2026, la Ville de Paris a accordé une enveloppe globale d’environ 245 000 euros à l’association A Suivre. Cette somme finance l’ensemble de la saison artistique Art’R, ainsi que des événements comme le festival Onze Bouge. Selon le chorégraphe Jean Hostache, la création Dans les clous a bénéficié d’un soutien modeste, de l’ordre de quelques milliers d’euros, couvrant notamment la résidence et la rémunération des danseurs.
La mairie de Paris subventionne à hauteur de 245 000 € une bande de troubadours qui danse sur les passages piétons…Souriez, c’est avec votre argent !
Sur les réseaux sociaux, X en tête, des publications ont dénoncé une utilisation jugée abusive de l’argent public. «La mairie de Paris subventionne à hauteur de 245 000 € une bande de troubadours qui danse sur les passages piétons…Souriez, c’est avec votre argent !», s’est indigné le député RN Julien Odoul sur Sud Radio, le 27 avril.
L’artiste assure être harcelé depuis la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux le montrant présenter son projet de danse urbaine sur les passages piétons. «C’est un projet de danse en espace public qui explore différentes typologies de lieux comme les passages piétons ou les caméras de surveillance. C’est vraiment la fin de la création pour nous, on a pu expérimenter la rue, la ville, danser avec le flux des piétons de la circulation, c’est une œuvre en immersion…», déclare Jean Hostache dans cette vidéo devenue virale.
Des démarches judiciaires sont envisagées pour cyberharcèlement, diffamation, «homophobie», et «appel au meurtre». «J’ai très peur, c’est extrêmement violent. Mon visage a été partagé des milliers de fois», explique Jean Hostache, dans les colonnes de Libération. «Le spectacle a été sali et insulté, en laissant entendre que l’argent servait juste à ce qu’on danse sur les passages piétons comme des guignols. Mais moi j’essaie de sortir l’art des salles de spectacle et de défendre les arts de la rue», ajoute-t-il.
Pour rappel, la dette de la capitale n’a jamais été aussi élevée et devrait atteindre 9,7 milliards au 31 décembre 2026.