C’est un scénario qui semble tout droit sorti d’un thriller d’espionnage hollywoodien, mais l’affaire est prise extrêmement au sérieux par Washington. Depuis quelques années, dix scientifiques américains de haut vol ont été assassinés ou se sont mystérieusement volatilisés. Leur point commun ? Ils détenaient tous les clés des technologies nucléaires et aérospatiales les plus sensibles du pays. Aujourd’hui, le FBI prend officiellement les rênes d’une enquête tentaculaire qui fait trembler les sommets de l’État américain.
Ce que vous allez apprendre :
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Le profil troublant de ces dix victimes, toutes liées à la NASA ou à des programmes nucléaires classés secret défense.
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Les circonstances glaçantes de ces drames (un professeur abattu chez lui, un général volatilisé, des disparitions en pleine nature).
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Le branle-bas de combat à Washington, où le Congrès redoute une compromission majeure de la sécurité nationale.
Une série noire qui défie les probabilités
Tout a commencé en 2023 avec la mort de Michael David Hicks, un éminent chercheur ayant passé plus de deux décennies au Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA. Si un cas isolé peut relever de la tragédie, la répétition, elle, soulève la suspicion.
En juin 2025, Monica Reza, une ancienne cadre dirigeante du même laboratoire de la NASA, s’évapore mystérieusement lors d’une simple randonnée en Californie. Son corps reste introuvable. Huit mois plus tard, en février 2026, c’est au tour du général de l’armée de l’air à la retraite, William Neil McCasland, de se volatiliser de son domicile d’Albuquerque en emportant un revolver de calibre .38. Plus troublant encore : un physicien nucléaire officiant au prestigieux MIT a été froidement abattu devant sa propre maison dans le Massachusetts.
Le dénominateur commun : le secret d’État
Au total, au moins dix individus sont concernés par cette macabre comptabilité. Mais ce qui alerte véritablement les autorités, ce n’est pas le nombre, c’est le carnet d’adresses des victimes.
Outre les chercheurs du JPL et du MIT, la liste inclut deux scientifiques du Laboratoire national de Los Alamos (le berceau historique de la bombe atomique), un chercheur en pharmacie, ainsi qu’un sous-traitant gouvernemental travaillant directement dans une usine de composants d’armes nucléaires. Tous ces disparus possédaient un accès de très haut niveau à des secrets scientifiques industriels, spatiaux ou militaires vitaux pour les États-Unis.
Crédit : National Institute of Allergy and Infectious Diseases
Le FBI reprend le dossier en main
Face à la psychose grandissante, le gouvernement américain passe à la vitesse supérieure. Alors que le Département de l’Énergie menait discrètement l’enquête jusqu’ici, le FBI vient officiellement d’être chargé de faire la lumière sur ces dossiers tentaculaires.
Le Congrès américain exige désormais des réponses. La commission de surveillance de la Chambre des représentants a formellement demandé des comptes, soulignant que si un lien criminel ou étranger était avéré, il s’agirait d’une grave menace pour la sécurité nationale. De son côté, la NASA tente de calmer le jeu par la voix de son attachée de presse, Bethany Stevens, assurant que l’agence coopère pleinement et qu’aucune menace immédiate pour la sûreté du pays n’a encore été formellement identifiée. Mais dans les couloirs des laboratoires américains, la paranoïa est déjà installée.