• Un procès pour meurtre est requis contre l’automobiliste soupçonné d’avoir volontairement écrasé Paul Varry.
  • Ce cycliste de 27 ans avait été tué en plein Paris en octobre 2024.
  • Le parquet demande qu’Ariel M. soit jugé aux assises.

Un procès est requis pour meurtre contre l’automobiliste soupçonné d’avoir volontairement écrasé un cycliste en plein Paris en 2024, a appris ce mardi 28 avril l’AFP de sources proches du dossier. Le parquet demande qu’Ariel M., 53 ans, soit jugé aux assises. Le ministère public l’accuse d’avoir, le 15 octobre 2024, « percuté volontairement avec son véhicule » Paul Varry, 27 ans, « en lui roulant sur le corps et en l’écrasant à l’aide de son véhicule », d’après son réquisitoire dont l’AFP a eu connaissance.

Les faits s’étaient déroulés vers 17h45, sur le boulevard Malesherbes, dans le 8ᵉ arrondissement de la capitale. « Le conducteur du véhicule remontait la piste cyclable sur 200 mètres et aurait roulé sur le pied du cycliste qui se trouvait à sa gauche », indiquait à l’époque le parquet de Paris. Le cycliste a alors « donné un coup sur le capot pour alerter le conducteur, qui aurait dans un premier temps reculé, dégageant le pied », expliquait le ministère public. Il a ensuite « lâché son vélo pour se positionner à l’avant gauche de la voiture, manifestant son mécontentement. Le conducteur a alors tourné ses roues en direction du piéton et repris une marche avant en sa direction ».

Je n’ai jamais voulu l’écraser. Je suis désolé de ce qu’il s’est passé

Ariel M.

L’automobiliste avait été mis en examen pour meurtre après ce drame. Il conteste les accusations depuis le début de l’affaire. « Je n’ai jamais voulu l’écraser », avait-il affirmé le 18 octobre 2024. « Je suis désolé de ce qu’il s’est passé », avait alors assuré Ariel M. devant un juge des libertés et de la détention.

« Mes clients sont soulagés de constater que le parquet retient l’intention homicide », a déclaré ce mardi Me Yassine Bouzrou, qui représente la famille du cycliste. « Les faits démontrent clairement qu’il n’a pas seulement voulu blesser Paul Varry mais qu’il a délibérément décidé de l’écraser, au niveau de la tête, avec son véhicule de plusieurs tonnes. Il ne pouvait ignorer qu’il allait donner la mort en faisant de telles manœuvres », a-t-il insisté.

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Dans son réquisitoire, le parquet s’appuie notamment sur un rapport d’accidentologie, contesté par la défense. Ce rapport « souligne le bon état de fonctionnement du véhicule, la bonne visibilité ambiante et indique que la présence du cycliste (…) est au moment des faits détectable puisque visible directement de la position de conduite ».

JC avec AFP