Par

Coline Bonvalot

Publié le

28 avr. 2026 à 18h12

Et si le Centre Hospitalier Sud-Francilien (CHSF), à Corbeil-Essonnes, n’avait rien à envier aux hôpitaux parisiens ? C’est du moins l’ambition affichée par l’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France, qui a signé le mardi 21 avril 2026, le premier « accord-cadre d’universitarisation » de la région au CHSF.
Dans un contexte où la santé est devenue le deuxième sujet de préoccupation des Essonniens, selon François Durovray, président du département de l’Essonne, cet accord, s’inscrit dans le cadre du projet régional de santé 2023-2028 de l’ARS Île-de-France. Il vise à renforcer les liens entre le CHSF, l’Université Paris-Saclay et l’AP-HP et a des objectifs multiples : améliorer la qualité des soins, développer la recherche et la formation, et renforcer l’attractivité de l’Île-de-France auprès des étudiants et des professionnels de santé.

Un « véritable coup d’accélérateur » pour attirer les talents

« Depuis 2017, nous sommes très fiers d’avoir trois services hospitalo-universitaires au CHSF, à savoir la neurologie, l’endocrino-diabétologie, et plus récemment l’hématologie. L’accord que nous signons aujourd’hui est un véritable coup d’accélérateur. Il nous permettra, à court terme, d’universitariser d’autres services comme l’hygiène hospitalière et la néphrologie, avec la création de trois postes hospitalo-universitaires », explique Medhy Zeghouf, président du conseil de surveillance du CHSF.

À l’horizon 2030, une dizaine de postes hospitalo-universitaires seront également créés, notamment dans les filières suivantes : rhumatologie, cardiologie, pédiatrie générale, médecine néonatale, ORL-chirurgie maxillo-faciale, ou encore en radiologie interventionnelle.

L’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France a signé le mardi 21 avril 2026, le premier « accord-cadre d’universitarisation » de la région au CHSF.
L’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France a signé le mardi 21 avril 2026, le premier « accord-cadre d’universitarisation » de la région au CHSF. (©Coline Bonvalot – Actu Essonne)

Cette accort doit permettre « d’attirer de nouveaux médecins en formation ou non », en leur offrant un terrain de pratique favorable aux soins, à la recherche et à l’enseignement. Un cadre de travail dont bénéficient depuis 2017 Coralie Amadou, endocrinologue-diabétologue, et depuis 2021 Guillemette Fouquet, hématologue, toutes deux également chercheuses et maîtres de conférences à la faculté de médecine Paris-Saclay.

« On espère qu’avec cet accord important, de futurs jeunes médecins et chercheurs talentueux viendront nous rejoindre », confie Coralie Amadou, tout en précisant que le premier dispositif médical de délivrance automatisée d’insuline a été construit et développé au CHSF.

« Une lutte contre les inégalités en matière de santé »

De son côté, Guillemette Fouquet espère que cette universitarisation permettra de « renforcer la motivation des soignants pour l’hôpital et la confiance des patients afin de leur montrer que le CHSF peut leur offrir des ressources qui n’ont rien à envier à celles des hôpitaux parisiens ».

Mais ce n’est pas tout. L’accord a également pour objectif « d’éviter les fuites des patients vers l’AP-HP ».

« Avec cette signature, on décentralise les savoirs tout en luttant contre les inégalités en matière de santé, qui sont très présentes en Île-de-France », souligne Denis Robin, le directeur général de l’ARS Île-de-France.

À noter que le département de l’Essonne et l’agglomération Grand Paris Sud se sont engagés à investir chacun 200 000 euros sur 5 ans afin de soutenir le renforcement de l’universitarisation du CHSF.

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