Une quinzaine samedi, une vingtaine dimanche et encore une petite dizaine lundi. Ces derniers jours, 47 cochons d’Inde ont été abandonnés à Sorbiers, dans le parc Fraisse.
Des habitants ont fait cette improbable découverte en promenant leur chien et ont immédiatement alerté la Société protectrice des animaux de Saint-Étienne.
« La SPA a pris contact avec nos services et une première récupération a été faite samedi », indique Olivier Villetelle, le maire de Sorbiers. Ce jour-là, ce sont uniquement des cochons d’Inde mâles qui ont été recueillis.
Le lendemain, dimanche, tous les petits rongeurs retrouvés étaient des femelles, dont trois étaient décédés. « D’autres ont encore été trouvés lundi, mais plus rien ce mardi. On peut donc imaginer que les personnes ont terminé leur méfait », espère l’élu.
Un éleveur débordé ou en fin d’activité ?
Quant aux circonstances de ces abandons, elles sont encore inconnues. « On ne sait pas trop ce qui s’est passé, indique Annie Planteblat, secrétaire générale de la SPA. Mais on soupçonne un éleveur d’avoir lâché ses animaux. Est-ce qu’il ne trouvait pas à les vendre ? Est-ce qu’il s’est laissé déborder par son activité ? S’agissait-il d’un élevage clandestin ? », questionne-t-elle.
« Les rongeurs ne sont pas identifiés, mais ce n’est pas obligatoire. Sont-ils vaccinés ou stérilisés ? C’est difficile de savoir… Nous pensons aussi que certaines femelles sont gestantes. »
Vu la quantité de cochons d’Inde retrouvée, la responsable suppose que ces rongeurs étaient peut-être destinés à une animalerie. Selon Annie Planteblat, une affiche aurait été vue dans le parc deux jours avant le premier abandon, proposant des cochons d’Inde à donner…
« Une plaie pour notre société »
Le maire, Olivier Villetelle, n’a, lui, pas connaissance d’un quelconque éleveur de rongeurs installé dans sa commune. Mais il espère que toute la lumière sera faite sur cette histoire. « Je déplore ces agissements, au nom du droit animal, de leur bien-être et du droit tout court. C’est une plaie pour notre société », dénonce-t-il.
« La municipalité va déposer plainte et des investigations sont en cours par la gendarmerie. »
De son côté, la Société protectrice des animaux de Saint-Étienne doit également porter plainte ce mardi soir et espère que, si l’acte est celui d’un éleveur mal intentionné, ce dernier pourra être retrouvé.
« On a surtout peur que cela continue. La personne qui a fait ça doit désormais se sentir traquée et pourrait lâcher d’autres rongeurs dans des endroits moins accessibles », redoute la responsable de l’association.
À l’adoption dès la fin de semaine
Treize cochons d’Inde ont été recueillis par la SPA et placés en famille d’accueil. « Ils seront proposés à l’adoption dès la fin de semaine », indique Annie Planteblat.
D’autres sont au sanctuaire Boule de poils, situé à Savigneux, dans le Forez et certains ont déjà été adoptés par les promeneurs qui les ont trouvés.