Jean-François Audrin, maire de Saint-Georges-d’Orques et délégué départemental Horizons, annonce sa candidature aux élections sénatoriales du 26 septembre prochain.

Vous êtes candidat aux sénatoriales, pourquoi vous présenter ?

Je suis maire de Saint-Georges-d’Orques depuis 18 ans. J’ai envie de m’investir un peu différemment pour mon territoire que ce soit pour ma commune ou la Métropole de Montpellier.

Le sénateur Jean-Pierre Grand est candidat à sa succession, deux candidats d’Horizons, ce n’est pas un de trop ?

Il avait décidé de ne pas repartir puis, au lendemain des élections municipales, il a décidé de continuer. Chacun a la possibilité d’amener sa pierre à l’édifice pour aider au mieux les Héraultais. Chacun a des arguments. Ce seront aux électeurs de se décider.

Sénateur, un trait d’union entre local et national

Continuerez-vous à siéger à la mairie et à la Métropole si vous êtes élu ?

Oui car si je suis élu, je serai un sénateur un peu différent, du fait de mon positionnement politique et de mon statut. Quand on voit qu’on peut vraiment apporter quelque chose, on se porte candidat.

C’est une campagne différente des municipales, comment l’abordez-vous ?

Je vais aller voir les maires et les grands électeurs en leur expliquant les raisons de ma candidature. Je préside une commission intitulée « Décentralisation et réforme des institutions » au sein d’Horizons. J’ai produit des documents sur le rôle du maire dans l’action politique pour Edouard Philippe.

Quels thèmes aimeriez-vous défendre au Sénat ?

La décentralisation et la réforme des institutions, c’est plus qu’un thème. Il s’agit de recentrer le rôle du maire dans son action réelle. Un sénateur a un rôle local et national. Il sert de trait d’union entre l’élu de terrain et l’État. Je vous donne un exemple. La Dotation globale de fonctionnement est la plus faible de France à Montpellier. Michaël Delafosse part justement à Paris pour en discuter avec le ministre. À partir du moment où un sujet se ressent sur un département, on est là pour aider.

Avez-vous échangé avec M. Grand et M. Francis également candidat ?

On est en contact avec M. Grand. J’ai attendu de voir ce que chacun faisait. Il avait dit qu’il n’irait pas avant de changer d’avis. Il a le droit. Moi, j’avais commencé à travailler. C’est une campagne très riche et très différente de celles que j’ai pu mener. On est sur des sujets très différents. C’est passionnant. Quant à Joseph Francis, j’ai reçu sa lettre de candidature en mairie dans laquelle il annonce sa visite.