Prix de l’Acadèmia Nissarda et prix Gioffredo. Ces deux prix littéraires viennent d’être lancés par l’Acadèmia Nissarda afin de récompenser et valoriser les auteurs du terroir qui écrivent sur les Alpes-Maritimes, notamment le comté de Nice et sa richesse au sens large.
À l’origine de ce doublé à la page, il y a Michel Bounous. Le responsable des Editions Baie des Anges estimait depuis plusieurs années qu’il manquait un prix des plumes locales.
Lors de l’annonce faite salle des Dominicains, le 18 avril, l’éditeur a évoqué l’existence du prix Baie des Anges de la Ville de Nice, « mais c’est toujours décerné à des maisons d’édition parisienne », a-t-il regretté.
Il fallait donc remédier au vide en développant « un prix littéraire mettant en valeur les Alpes-Maritimes, le territoire maralpin et surtout un auteur local, chose qui n’existait pas jusqu’à présent ».
Légitimité incontestable
Pour valider avec rigueur cette démarche, l’Acadèmia Nissarda s’est imposée naturellement : « Elle apporte la légitimité de son état de société savante », argumente Jean-Paul David, président.
Il est certain que le sérieux, l’argumentaire, la richesse des écrits publiés dans Nice Historique, l’organe officiel de l’Acadèmia, plaident sur du velours en faveur de ce rassemblement d’érudits, créé en 1904 par Henri Sappia et Alexandre Barety.
L’initiative, soutenue par plusieurs acteurs culturels, « insiste sur le dynamisme intellectuel niçois et sur l’attachement à la transmissio n de l’histoire du comté ».
Deux prix littéraires seront décernés : le prix de l’Acadèmia et le prix Gioffredo.
Le premier distinguera des ouvrages contribuant à mieux révéler et faire apprécier le patrimoine niçois dans toute sa diversité. Le second, portant le nom de Pierre Gioffredo (1629-1692), curé et prieur de l’abbaye de Saint-Pons, concernera les publications sur le patrimoine religieux et sacré de la ville.
« Ce prix, c’est aussi l’idée du Frère Yves-Marie Lequin », souligne Jean-Paul David.
Jusqu’à Monaco
Tous les écrits sont autorisés, qu’il s’agisse de livres historiques, de poésie, de bandes dessinées, de romans policiers… « du moment qu’ils contribuent à la promotion de l’identité du comté de Nice et de son territoire, c’est-à-dire, la ville de Nice et les différentes vallées : Tinée, Vésubie, Paillon, Roya, Var, Estéron, insiste Jean-Paul David. En outre, les auteurs locaux sont les bienvenus, mais les maisons d’édition de la région et même de Monaco aussi ».
Les auteurs et éditeurs souhaitant concourir, peuvent transmettre leurs manuscrits et ouvrages publiés depuis janvier 2025 et jusqu’en juillet 2026 à la Fédération des associations du comté de Nice, chargée de la réception des écrits et de la logistique (1).
Vingt ouvrages seront retenus pour être soumis à un jury présidé par Martine Gasquet Daugreilh, auteure et historienne.
La remise des prix se fera à l’automne, à la villa Masséna
1. Les ouvrages peuvent être envoyés à la FACN, 173, route de Saint-Pierre-de-Féric – Le Hameau de Saint-Pierre 06200 Nice (06.64.80.06.16) ou directement déposés au siège de la FACN, 2 ter, rue Pierre Blancon 06300 Nice, le mercredi, de 8 h 30 à 15 h 30 (04.93.04.11.81).