Publié le 30 avril 2026 à 09:00 par La rédaction

Crise diplomatique entre Kiev et Tel-Aviv. Volodymyr Zelensky accuse ouvertement Israël d’avoir laissé entrer du grain ukrainien volé par la Russie via le port d’Haïfa.

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La tension monte d’un cran entre Kiev et Tel-Aviv. Volodymyr Zelensky accuse Israël d’avoir laissé entrer sur son territoire du grain « volé par la Russie » dans les zones occupées en Ukraine. Des accusations publiques, directes, qui ont rapidement suscité une réponse tout aussi ferme du côté israélien. Au cœur du désaccord : plusieurs cargaisons de céréales qui auraient transité ces dernières semaines par le port d’Haïfa.

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Volodymyr Zelensky lance une offensive diplomatique contre Israël

Sur les réseaux sociaux, le président ukrainien n’a pas mâché ses mots. « Les autorités israéliennes ne peuvent ignorer quels navires arrivent dans les ports du pays ni quelle cargaison ils transportent », a-t-il écrit, estimant que « dans n’importe quel pays normal, l’achat de biens volés engage une responsabilité pénale ».

Selon Kiev, ces cargaisons proviendraient de territoires occupés par la Russie, qui s’emparerait régulièrement de céréales avant de les exporter. Volodymyr Zelensky évoque un système organisé et annonce préparer des sanctions contre les entreprises et les personnes impliquées. L’affaire, relayée notamment par une enquête du quotidien israélien Haaretz, a pris une tournure diplomatique. L’Ukraine a convoqué l’ambassadeur d’Israël pour obtenir des explications.

Israël réclame des preuves

En face, le gouvernement israélien rejette les accusations. Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, affirme que « le gouvernement ukrainien n’a formulé aucune demande d’assistance judiciaire et n’a fourni aucune preuve pour soutenir ses accusations ».

Israël assure néanmoins que le dossier sera examiné, tout en soulignant l’absence, à ce stade, d’éléments concrets. Le Kremlin, de son côté, n’a pas réagi publiquement.Ce nouvel épisode intervient alors que la question des céréales ukrainiennes reste sensible depuis le début de la guerre.

L’Union européenne avait déjà indiqué en 2024 qu’il existait des preuves de saisies illégales de récoltes dans les territoires occupés par la Russie, avant leur réexportation.Reste désormais à voir si cette affaire débouchera sur des preuves tangibles… ou si elle laissera des traces durables dans les relations entre Kiev et Tel-Aviv.