C’est une fin de non recevoir. Les autorités russes ont rejeté, jeudi 30 avril, l’appel des rebelles maliens à se retirer du pays après les attaques du weekend dernier. Les paramilitaires russes sont un soutien essentiel de la junte militaire au pouvoir au Mali depuis 2020.

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« La Russie poursuivra, y compris au Mali, la lutte contre l’extrémisme, le terrorisme et autres manifestations négatives. Et elle continuera d’apporter son aide aux autorités en exercice », a déclaré jeudi le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov lors de son briefing quotidien.

Des attaques sans précédent ont été lancées samedi 25 avril par des jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) et la rébellion du Front de libération de l’Azawad (FLA).

Mercredi dans un entretien accordé à l’AFP, Mohamed Elmaouloud Ramadane, le porte-parole des indépendantistes du FLA, avait appelé la Russie à se retirer « définitivement de l’Azawad et au-delà, de tout le Mali ». Ce groupe, composé de communautés touareg, peules et arabes notamment, revendique le territoire de l’Azawad dans le nord du Mali.

« Toutes les confrontations que nous avons eues avec les Russes, nous les avons gagnées », a-t-il affirmé.

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Le FLA et le JNIM se sont emparés de la ville stratégique de Kidal, forçant les paramilitaires russes de l’Africa Corps à s’en retirer.

La junte malienne s’est rapprochée politiquement et militairement de la Russie ces dernières années après avoir chassé les militaires français en 2022.

Avec AFP