Par
Jean-Marc Aubert
Publié le
30 avr. 2026 à 17h07
; mis à jour le 30 avr. 2026 à 17h37
/ EXCLUSIF MÉTROPOLITAIN /
« L’inconnu » tué par balles en juin 2025, à Montpellier a été identifié : il s’agit d’un étudiant tourangeau âgé de 24 ans. Qui l’a tué et pourquoi ? L’enquête de la police judiciaire continue.
Un appel à témoins, avec la diffusion de sa photo, avait été lancé en juin 2025 pour mettre un nom sur un homme retrouvé décédé avec deux balles dans le corps, sur un chemin champêtre isolé qui longe le Lez, au niveau de la rue des Acconiers, entre l’Hôtel de Ville à Port Marianne et le Marché du Lez, dans le quartier des Aiguerelles. La police judiciaire de Montpellier a mis un nom sur la victime : Louis Andréas Picher-Simmonot, un étudiant âgé de 24 ans qui résidait dans une commune proche de Tours, en Indre-et-Loire. Un jeune homme tranquille et sans histoires.
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Que s’est-il passé ? Dans la nuit du 12 au 13 juin 2025, à 1h, son corps est découvert sur ce chemin isolé qui serpente au dessus du fleuve, fréquenté le jour par des promeneurs, des joggeurs, des cyclistes et des pilotes de scooter, mais quasiment désert la nuit. C’est un habitant du coin rentrant chez lui qui avait retrouvé la victime, tuée de deux balles, l’une à une jambe et l’autre tirée à bout portant en plein coeur.
Plusieurs hypothèses
Vers 23h30, des riverains ont raconté aux enquêteurs de la DCOS (division de la criminalité organisée et spécialisée) du Service interdépartemental de la police judiciaire (Sipj) de Montpellier avoir entendu deux détonations attribuées à de gros pétards, avant de s’endormir. L’étudiant a t-il fait une mauvaise rencontre ? Est-il tombé sur un ou des individus, dont l’un porteur d’une arme de poing chargée au calibre identifié par un expert en balistique ? Ont-ils voulu l’agresser pour le dépouiller ? A t-il alors tenté de s’enfuir, comme pourrait l’attester la plaie à une jambe ? Ou le vingtenaire est-il tombé dans un guet-apens à la suite d’un rendez-vous dans cette zone ?
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Des bouquets de fleurs et des photos de l’étudiant accrochés à un arbre sur le chemin isolé (©Métropolitain)Ni téléphone, ni carte bancaire, ni papiers
Le mystère perdure. Il est une certitude qui peut faire pencher les investigations vers une agression crapuleuse ayant mal tourné : l’étudiant n’avait ni téléphone portable, ni carte bancaire et ni pièce d’identité sur lui. Et il n’y a eu aucune trace de lutte. Des hypothèses qui occupent les policiers qui s’emploient à trouver la bonne piste conduisant au ou aux meurtriers. Un juge d’instruction du tribunal judiciaire de Montpellier dirige l’enquête.
La famille et les amis de Louis Andréas Picher-Simmonot étaient effondrés lorsqu’ils ont été informés de ce meurtre énigmatique. À Tours, ils s’étaient inquiétés au fil des semaines de n’avoir plus aucune nouvelle de lui, ce qui n’était pas dans ses habitudes.

Un chemin champêtre qui serpente au dessus du Lez entre Port Marianne et le Marché du Lez (©Métropolitain)Des fleurs et des photos
Ces derniers jours, quasiment un an après les faits, ils sont venus fleurir un arbre, près d’une haie de cyprès, où l’étudiant a été assassiné : des bouquets de fleurs sont accrochés, ainsi que de nombreuses photos lui rendant hommage, des portraits en couleurs lorsqu’il était très jeune et jusqu’à ses vingt ans.
Un parking à proximité
Ces fleurs et ces photos ne passent pas inaperçus pour ceux qui empruntent ce chemin champêtre bordant le Lez, à proximité d’un petit parking, où toute les nuits, des amoureux se donnent rendez-vous en voiture, à l’abri des regards, mais qui est également fréquenté par une faune guère recommandable, avec des transactions de stupéfiants et des inconnus qui viennent inhaler du protoxyde d’azote, ce gaz hilarant très dangereux pour la santé…
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