Par
Hervine Mahaud
Publié le
1 mai 2026 à 6h06
Les temps sont décidément durs pour les commerçants. Pouvoir d’achat en berne, crise dans le secteur du textile, inflation des prix des matières premières, charges trop importantes… Autant de raisons qui poussent les professionnels à mettre fin à leur activité. Et ceux de Lille ne font, malheureusement, pas exception (bien que, dans le même temps, de nouveaux magasins ouvrent leurs portes). Mais, pour ces 10 commerces là, l’aventure se termine.
Fin de route pour Garage Les Lillois
Le lieu hybride du boulevard Carnot, qui combinait commerces, espace événementiel et bureaux, a été contraint de jeter l’éponge. En dépit de l’engouement, et du « développement constant de l’activité », l’entreprise a dû faire face à des contraintes économiques devenues insoutenables. « Parmi elles, un niveau de loyer trop élevé, en décalage avec les prix de marché, a progressivement conduit à une impasse », précise Garage Les Lillois. Placé en liquidation judiciaire, Garage a définitivement fermé ses portes le 30 avril.
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Le secteur de l’habillement toujours en crise : trois boutiques ferment à Lille
Elle dure depuis des années maintenant : la crise dans le secteur de l’habillement et du textile. En cause ? Les achats sur internet et le choix qu’on fait certains consommateurs de se tourner vers l’ultra fast fashion. Si l’on ajoute à cela les problématiques des centres-villes comme des loyers trop importants, il en résulte des fermetures de boutiques en cascade. Ainsi, trois marques ayant pourtant bonne réputation font leurs adieux à la ville de Lille. Il s’agit de Schott, des vêtements Benetton ou encore des chaussures Kickers.
Malgré son concept plutôt bien pensé, ce lieu doit fermer
Une bédéthèque, un salon de lecture et un salon de thé, le tout réunit dans un même lieu. Voici ce qu’a proposé durant quasiment deux ans La Bubbette. Imaginé par deux sœurs, Mathilde et Alice, le concept a trouvé un écho auprès des lecteurs de BD. Mais malheureusement, l’aventure s’est arrêtée fin février. « Malgré la meilleure volonté du monde et une clientèle de rêve (…) nous décidons après maintes batailles de tirer le rideau », écrivent les deux sœurs.
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Ce commerce emblématique du Vieux-Lille fait ses adieux après 46 ans d’existence
Qui ne s’est jamais arrêté devant ces vitrines pour admirer la superbe sélection déco opérée par Ellen Desforges ? La fondatrice de la boutique éponyme prend sa retraite. Elle avait ouvert son commerce en 1980 et fait les beaux jours de la rue de la Monnaie durant 46 ans. Une longévité incroyable qui montre la fidélité infaillible de sa clientèle. Mais après toutes ces années, il est temps de passer la main. Ellen Desforges, qui a déménagé sa boutique historique juste en face, au 41 rue de la Monnaie, clôturera ce chapitre le 11 juillet prochain.
Trois restaurants et un bar
Le secteur de la restauration est lui aussi en grande difficulté, comme le montrent les fermetures successives que l’on peut constater à Lille, comme ailleurs. Qu’il s’agisse d’un gastronomique ou d’un fast food, aucun restaurant n’est épargné.
Le restaurant Suzanne, ouvert en mars 2022 sur la place Philippe Lebon, a ainsi annoncé sa fermeture le 2 mai au soir, après un dernier service. « C’est la cоnclusiоn d’un chapitre․ Une décisiоn qui n’a pas été facile, mais qui s’inscrit dans une réalité devenue plus difficile et exigeante․․․ et qui nоus pоusse aujоurd’hui à tоurner la page », écrit l’équipe.
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Autre adresse appréciée, et pourtant bien installée : Raptor Shack. Après 12 ans à régaler les amateurs de burgers, le fast-food a tiré sa révérence. « Malheureusement, la conjoncture actuelle et un centre-ville de plus en plus déserté ont eu raison de nos efforts », explique Raptor Shack. « Nous ne pouvons plus poursuivre cette belle aventure. »
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Très apprécié des habitués du food court Kitchen Market, le stand Ramen ton bol a également stoppé son activité. La raison invoquée ? Un loyer jugé « déraisonnable ». Cependant, le bailleur conteste la version du restaurant et évoque, de son côté, une dette importante accumulée depuis deux ans.
Enfin, c’est un bar de la rue Royale qui a aussi baissé le rideau : La Madrague. Pourtant situé dans une artère réputée pour son sens de la fête, l’établissement n’a pas réussi à convaincre. Plusieurs erreurs ont, semble-t-il, été commises par l’équipe, si l’on se réfère aux avis peu élogieux laissés sur Google.
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