Pourquoi les chiffres du ministère de l’Intérieur et les enquêtes de victimation diffèrent ?
Les chiffres du ministère de l’Intérieur proviennent des faits enregistrés par la police et la gendarmerie. Ils dépendent donc des plaintes déposées ou des infractions constatées par les forces de l’ordre. Dans le cas des escroqueries, cela signifie que seules les victimes ayant signalé les faits apparaissent dans les statistiques officielles. Or, une grande partie des victimes ne porte pas plainte.
Les enquêtes de victimation, elles, reposent sur des sondages auprès de la population. On demande directement aux personnes si elles ont été victimes d’infractions, qu’elles aient ou non porté plainte. Cela permet de mesurer les faits non déclarés à la police. Pour les escroqueries, ces enquêtes révèlent généralement un nombre de victimes bien plus élevé que les statistiques du ministère de l’Intérieur.
Source : ministère de l’Intérieur