L’affiche bouge, mais la promesse reste : du jazz vivant et imprévisible. Pour la soirée du 6 juin à Jazz à Valrose, à Nice, la bassiste Amy Gadiaga laisse sa place à une autre voix montante, Anaïs Cardot. Un remplacement qui n’a rien d’un lot de consolation.
À 25 ans, l’auteure-compositrice-interprète s’impose par une voix envoûtante et apaisante, au service d’une musique délicate où l’introspection épouse l’élégance jazz.
Née au Gabon et ayant grandi entre la France, l’Afrique du Sud et le Canada, elle puise dans un parcours cosmopolite et les influences familiales, de Marvin Gaye à Bob Marley, jusqu’à la bossa-nova. Elle écrit et chante en anglais, français, portugais et espagnol, explorant les nuances de l’intime. Autodidacte, elle apprivoise le piano dès l’enfance, puis la guitare et le ukulélé, avant de se faire remarquer grâce à ses reprises diffusées en ligne.
Révélée par un premier EP, Pink Magnolia (2024), porté par le titre Colors aux millions d’écoutes, elle prépare Map of Her Shadow, attendu en mai.
Avant elle, le festival universitaire ouvert au grand public Jazz à Valrose a programmé la projection de Jazz on a summer’s day de Bert Stern (1959) le 4 juin et les concerts de Isaiah Collier, figure montante de la nouvelle scène jazz et des big bands O’jazz AMU & co et Unica Jazz Band pour la soirée du 5 juin.