L’entreprise développe un dispositif médical non invasif ciblant l’axe cerveau-intestin par la lumière pour freiner le déclin cognitif. En plein essai clinique, elle prépare son arrivée sur le marché.
Les maladies neurodégénératives partagent un mécanisme redoutable impliquant une sévère neuro-inflammation et une altération de l’axe reliant le cerveau au système entérique. C’est sur ce constat médical que s’est développée la technologie de la société montpelliéraine Regenlife. La start-up a conçu un casque et une ceinture abdominale émettant des ondes infrarouges ciblées. « Nous venons moduler l’inflammation sur ces deux systèmes nerveux », explique Guillaume Blivet, cofondateur et directeur de l’innovation de l’entreprise.
Ce dispositif stimule la production cellulaire. Ce projet scientifique s’appuie sur une collaboration pluridisciplinaire associant de multiples chercheurs. Ces experts conjuguent leurs savoir-faire en optique, photonique et neurosciences pour offrir une alternative thérapeutique crédible aux affections neurologiques sévères.

Le dispositif mis au point par. Regenlife.
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Un essai clinique décisif
Cette approche de photobiomodulation fait l’objet d’un essai clinique pivot nommé Light4Life sur cent huit patients touchés par Alzheimer. « L’objectif est de ralentir le déclin cognitif pour maximiser la période d’autonomie », détaille le cofondateur. Lancée initialement au CHU de Toulouse, l’étude s’étend désormais à Paris et Lyon pour des malades âgés de cinquante-cinq à quatre-vingt-cinq ans. « Nous visons des stades légers à modérés de la maladie pour démontrer l’efficacité de notre technologie », précise le dirigeant.
Les volontaires intègrent un protocole de plusieurs séances hebdomadaires de vingt minutes sur six mois. Une contrainte raccourcie face aux thérapies habituelles. « Nous nous attendons à beaucoup moins d’effets indésirables et aucun effet grave », espère le cofondateur.
Cap vers un déploiement commercial
L’étude menée dans six établissements hospitaliers français livrera ses précieuses données l’an prochain pour envisager une mise sur le marché d’ici 2028. L’usage pourra s’étendre au domicile. « Ce sera prescrit par l’hôpital de la même manière », projette le dirigeant.
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Basée à Montpellier, la start-up de neuf salariés sous-traite sa production en France. Après avoir déjà réuni 10 M€, elle prépare une nouvelle levée de fonds pour financer son déploiement. « Nous espérons l’annoncer prochainement », conclut le cofondateur.