« Les attaques du gouvernement contre ce jour férié, et cette tentative d’effacement d’une part de la mémoire des travailleurs n’ont fait que remobiliser les gens », note Malika, éducatrice, gilet rouge de la CGT sur le dos, qui se réjouit de voir « beaucoup de jeunes et de familles » dans la manifestation de ce 1er-Mai. Ce vendredi, le cortège s’étire en effet du Vieux-Port à la Porte d’Aix pour célébrer cette journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs et reprendre les mots d’ordre partagé par l’intersyndicale (CGT, FSU, CFDT, Unsa, Sud Solidaires) : « Le 1er-Mai est à nous ». Des syndicats qui ont compté 30 000 participants, quand la préfecture de police déléguée ne dénombrait que 3 400 personnes.
« Une nouvelle tentative de détricoter le droit du travail »
Si, devant le rejet unanime des syndicats, le gouvernement a écarté la proposition de loi (qui prévoyait la possibilité de faire travailler des salariés le 1er-Mai dans les commerces de bouche, les fleuristes et les établissements culturels), la tentative et le discours du Premier ministre Sébastien Lecornu sur le sujet ont remonté les manifestants. « C’est une nouvelle tentative de détricoter le droit du travail,…