Vincent, un chauffeur livreur d’une trentaine d’années, est-il l’un des deux individus qui se sont rendus, le 28 décembre 2019, au domicile d’une ex-avocate de Toul âgée 87 ans pour la tabasser et la dépouiller ?
Il y a de quoi en douter, a estimé, dans un jugement rendu ce mercredi 29 avril, le tribunal de Nancy.
Seul, sans avocat, il avait expliqué qu’il était en train de faire une séance d’UV au moment de l’agression.
Mais, ni la gérante du salon, ni son agenda électronique n’ont pu confirmer cet alibi durant l’enquête.
Le tribunal a toutefois considéré qu’il était quand même possible que le livreur ait bien été dans une cabine d’UV de son salon au moment de l’agression. Car son téléphone a cessé d’émettre durant une demi-heure, « soit la durée d’une séance d’UV », a argumenté le tribunal dans son jugement.
Pas la même tenue que les agresseurs
Autre élément à décharge mis en avant par les juges : le fait que le suspect ait été filmé et vu au volant de sa camionnette seul, sans complice, et avec une tenue différente de celle des agresseurs.
Le tribunal a considéré, comme la procureure adjointe lors du procès, qu’il y avait un doute raisonnable sur la culpabilité du trentenaire et a donc décidé de le relaxer.