Le Pentagone a annoncé vendredi le retrait de quelque 5000 militaires américains d’Allemagne d’ici à un an, une mesure qui intervient après que Donald Trump a exprimé son agacement envers le chancelier allemand au sujet de la guerre en Iran.
Alors que les efforts pour arriver à un règlement négocié du conflit sont au point mort, le président américain s’en prend à ses alliés traditionnels européens, à qui il reproche un manque de soutien dans son offensive lancée fin février contre la République islamique.
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Après avoir menacé l’Union européenne de surtaxes douanières ciblant l’automobile (lire encadré), son gouvernement a indiqué prévoir un désengagement, qui correspond à environ 15% des quelque 36’000 soldats américains stationnés en Allemagne.
« Nous prévoyons que le retrait se termine dans les six à douze prochains mois », a estimé le porte-parole du ministère de la Défense, Sean Parnell, dans un communiqué.
Possibilité déjà évoquée
Donald Trump avait évoqué cette semaine la possibilité d’une réduction des forces armées américaines stationnées en Allemagne, pays allié membre de l’Otan, après des propos du chancelier Friedrich Merz.
Le dirigeant allemand a estimé lundi que « les Américains (n’avaient) visiblement aucune stratégie » en Iran et que Téhéran « humiliait » la première puissance mondiale.
« Il pense que c’est OK que l’Iran se dote de l’arme nucléaire. Il ne sait pas de quoi il parle! », avait rétorqué Donald Trump mardi.
Sans répondre directement, Friedrich Merz avait appelé jeudi à « un partenariat transatlantique fiable ».
Militaires en Italie et en Espagne aussi visés
Outre l’Allemagne, Donald Trump a déclaré jeudi envisager également une réduction des forces américaines en Italie et en Espagne, toujours sur fond de guerre en Iran. « L’Italie n’a été d’aucune aide et l’Espagne a été odieuse, absolument odieuse », a-t-il estimé.
Fin 2025, l’Italie comptait 12’662 soldats américains en service actif et l’Espagne 3814, selon un décompte officiel.
L’Union européenne a souligné jeudi que la présence de troupes américaines en Europe servait « également les intérêts des Etats-Unis dans le cadre de leur action à l’échelle mondiale ».
afp/juma