« Les victimes auraient été transférées en Russie » après avoir répondu à des offres d’emploi trompeuses, puis auraient été « contraintes de participer à des actions de combat dans le cadre du conflit armé » en Ukraine.
Publié le 02/05/2026 09:36
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Un véhicule blindé sur une route à Orikhiv, en Ukraine, le 26 mars 2026. (DMYTRO SMOLIENKO / NURPHOTO / AFP)
Le parquet péruvien a annoncé, vendredi 1er mai, avoir ouvert une enquête pour trafic présumé d’êtres humains, à la suite de plaintes concernant un réseau transnational qui recruterait des Péruviens pour les envoyer sur le front ukrainien. Selon le ministère public, d’anciens militaires et policiers ont ainsi été recrutés sur les réseaux sociaux par le biais d’offres d’emploi trompeuses, proposant de travailler en Russie comme agents de sécurité ou d’autres postes.
« Les victimes auraient été transférées en Russie et, une fois sur le territoire étranger, contraintes de participer à des actions de combat dans le cadre du conflit armé entre la Russie et l’Ukraine, précisent les autorités péruviennes. Les parquets spécialisés ont immédiatement ordonné l’ouverture d’une enquête préliminaire pour le délit présumé d’atteinte à la dignité humaine, sous la forme de traite d’êtres humains et de traite d’êtres humains aggravée. » L’avocat des familles a déclaré à la chaîne de télévision N que treize Péruviens avaient trouvé la mort dans le cadre du conflit en Ukraine. Selon lui, environ 600 ressortissants se sont rendus en Russie depuis octobre, après avoir été recrutés par des promesses trompeuses de salaires allant de 2 000 à 3 000 dollars par mois.
Le ministère des Affaires étrangères péruvien a demandé mardi à l’ambassade russe à Lima de fournir des informations urgentes sur la localisation et l’état de santé des Péruviens qui « ont décidé de servir dans les forces armées » de ce pays. L’ambassade a reconnu jeudi que certains ressortissants avaient signé des contrats pour servir dans les forces armées russes, affirmant qu’il s’agissait de décisions volontaires.
Des milliers de combattants étrangers ont rejoint les Russes en Ukraine. Si le Kremlin a tiré partie de ses liens avec certains pays pour recruter des soldats, les autorités de plusieurs pays, notamment en Afrique, ont accusé Moscou d’avoir enrôlé de force leurs ressortissants après les avoir attirés par la ruse.