Par
Thibault Nadal
Publié le
2 mai 2026 à 9h24
Pour Laura, la soirée fut déjà assez compliquée, marquée par une énième déconvenue de l’OM, trop nombreuses cette saison. Mais pour la jeune femme, l’après-match se révèle tout aussi difficile.
Après avoir réussi à se frayer jusque dans le métro au milieu de dizaines de milliers de personnes. Direction la place Castellane pour changer de ligne et prendre la 1. Mais une fois arrivée dans la station, juste avant de descendre sur le quai, Laura croise les voyageurs de la ligne 1. Les métros allant vers La Rose ou La Fourragère viennent en effet de passer au même moment que celui de la ligne 2.
Sur le quai, le couperet tombe : il faudra attendre dix minutes pour avoir la prochaine rame. Plutôt que d’attendre, elle préfère rebrousser chemin et finir son chemin à pied. Une scène qui se répète chaque week-end et qui agace fortement l’étudiante et qui n’est pas isolée.
Des correspondances « mal calibrées »
Valérie vit en dehors de Marseille et emprunte chaque jour les transports pour se rendre dans le centre-ville de la cité phocéenne. Depuis la gare de la Blancarde, elle affirme que les temps de passage des métros sont « mal calibrés ». Traduction : les correspondances ne sont pas à fluides, comme à Paris où elle a travaillé.
« À chaque fois que je descends du train, je sais que je vais devoir attendre. Je pars défaitiste », dit-elle avec amertume.
Car à la station du Vieux-Port, l’histoire se répète chaque fois. Pouvant choisir entre Saint-Charles et La Blancarde pour prendre son train, Valérie peut donc emprunter le métro dans les deux sens.
Des bouchons à la station du Vieux-Port
Mais avant de s’engouffrer dans les bouches du métro, elle constate sur les panneaux que les métros vont arriver… en même temps. Des scènes qui créent de véritables bouchons dans les escaliers.
Résultat : Valérie va devoir attendre six à sept minutes sur le quai et rater son train pour rentrer chez elle.
Face à ces désagréments, la trentenaire a pris ses dispositions et évite de multiplier les modes de transports. « Si je dois prendre la ligne 2, je préfère marcher plutôt que de faire une correspondance à Castellane », explique-t-elle.
La réponse vise « une régularité de passage »
Contactée, la RTM explique à actu Marseille que son objectif est « d’assurer une régularité de passage : c’est la fréquence qui est recherchée et non l’horaire de passage ». C’est pour cela que la Régie métropolitaine des transports affiche les minutes entre chaque passage et non une heure précise sur les écrans d’affichage.
Sur les délais d’attente, la compagnie se défend et affirme que la fréquence de passage en heures de pointe est « de 3min40, soit un temps d’attente moyen inférieur à 2 minutes ». Aux heures creuses, ce temps est ramené à cinq minutes et à un temps d’attente inférieur à trois minutes.
En revanche, en début et fin de service, les temps d’attente sont supérieurs. Afin de permettre aux clients de préparer leur voyage, les horaires de passages sont indiqués sur les fiches horaires affichées dans le cadre d’informations métros à quai et en mezzanine et consultables en ligne sur le site rtm.fr et l’application mobile.
RTM
Sur les problèmes de correspondance, la RTM assure qu’en fin de service, les rames des deux lignes de métro se croisent à Saint-Charles et s’attendent pour éviter qu’aucun voyageur ne reste à quai. Ce qui n’est donc pas le cas le reste de la journée.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.