Sourire aux lèvres, Maryam Kaba ouvre les portes de sa maison, perchée au Roucas-Blanc (7e). Déco d’objets chinés, écrin de souvenirs de famille et d’objets ramenés au gré de ses voyages. On pourrait se croire à Rio ou à São Paulo. Des villes que la chorégraphe arpente depuis plus de dix ans pour s’y ressourcer. Ce cadre semble à première vue encombré : au fond du salon, une peinture colorée d’une plasticienne brésilienne, au sol, des vases abritant des fleurs séchées et à l’étage, et une bibliothèque remplie de livres d’auteures féministes et antiracistes.
Pendant son enfance en région parisienne, à Vitry-sur-Seine, la danse lui devient indispensable. « J’ai toujours dansé dans ma chambre. À la maison, ma mère dansait la salsa et la rumba congolaise avec mon père », se souvient-elle. Sport-études en gymnastique rythmique puis des cours de danse classique, elle cherche le cadre et la discipline. Puis, Maryam Kaba enchaîne les compétitions de GRS avant de devenir championne de France en 1992 et 1994. « Ce n’est que bien plus tard que j’ai compris que je pouvais réaliser des projets artistiques dans le mouvement et me revendiquer danseuse », affirme-t-elle….