Et ça arrive, encore et encore. La foule continue de grossir à la free party géante qui a démarré vendredi sur un champ de tir militaire près de Bourges. Les autorités comptabilisaient 20.000 participants samedi matin, et d’autres ont continué à arriver. Ce samedi soir, on dénombrait environ 40.000 personnes.
Ces nombreux teufeurs sont venus s’amuser, mais aussi protester contre le durcissement de la législation contre ces rassemblements techno illégaux. Selon la préfecture du Cher, les secours avaient pris en charge 12 blessés légers samedi matin. Sur place, le préfet, Philippe Le Moing Surzur, a également mentionné une personne heurtée par un véhicule.
Des munitions enfouies dans le secteur
Quarante-cinq pompiers et 30 secouristes de la protection civile restent postés près du Teknival. « On doit pouvoir faire face au pire, et le pire pour nous, ce serait l’explosion d’une munition de la Seconde Guerre mondiale », dont certaines « sont encore enfouies dans les zones boisées bordant la free party », a dit le préfet. Les démineurs de la direction générale de l’armement (DGA), à laquelle appartient ce site militaire, ont notamment dû intervenir après la découverte d’un obus à proximité de la route départementale qui traverse le champ de tir, « en bordure du site du Teknival », a annoncé la préfecture.
Les organisateurs incitent les teufeurs à ne pas faire de feu, ne pas creuser et ne pas ramasser d’objets. Mais un certain nombre des blessés pris en charge se sont coupés en manipulant des éclats d’obus très tranchants. Les forces de l’ordre ont « procédé à 32 verbalisations, en majorité pour détention de stupéfiants, à 26 infractions au Code de la route et 4 gardes à vue », selon la préfecture.