Différents corps de métiers – de la pêche au taxi – se sont rassemblés à Paris samedi 2 mai pour se faire entendre, et sommer le gouvernement de trouver de nouvelles solutions pour les aider à faire face à la flambée des prix des carburants.
Pêcheurs, taxis, boulangers, transporteurs routiers… Ils se sont réunis place Vauban à Paris ce samedi 2 mai en fin de matinée pour faire entendre leurs voix et leurs difficultés, notamment liés à la guerre au Moyen-Orient. Ce rassemblement statique a rassemblé quelques dizaines de personnes selon Ici et France 3 Bretagne. Ce mouvement qui se veut pacifique et « apolitique » et « asyndical » entend dénoncer le manque d’aide financière face à la flambée du prix du carburant.
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Aides jugées insuffisantes
Les pêcheurs sont parmi les professionnels les plus touchés par cette situation, car le carburant représente une part importante du coût d’exploitation des navires.
Le gouvernement a toutefois mis en place une aide pour certains professionnels, calculée en centimes par litre. Pour les pécheurs, cette aide s’élève à 20 centimes par litre consommé en avril, puis 30 à 35 centimes pour le mois de mai. Ce qui n’est pas jugé suffisant pour les fédérations professionnels.
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D’autres revendications émergent de ce mouvement. « On voudrait mettre en avant une taxe sur les super-profits comme TotalEnergies et une micro taxe sur les denrées alimentaires importés en France », explique le pêcheur David Le Quintrec, président de l’Union française des pêcheurs, à BFM.
« Un appel au dialogue »
La mobilisation se veut « un appel au dialogue », explique le communiqué des différents syndicats professionnels dont le Réveil des Terroirs, qui regroupe une dizaine d’associations professionnelles, dont l’Union française des pêcheurs artisans (UFPA), Agriculteurs en colère et le Collectif des artisans et commerçants de France (CACF), avait lancé l’appel, qui avait été largement repris en ligne.
Les manifestants appellent le Premier ministre à organiser une « table ronde avec les acteurs économiques indépendants de nos territoires » dans « les meilleurs délais ». « A défaut il est à craindre malheureusement que le désespoir ne se transforme en révolte », peut-on lire en conclusion du communiqué.
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Leur communication sur les réseaux sociaux fait également référence à la « défense de la souveraineté alimentaire