Il y a encore à peine deux mois, l’Olympique de Marseille figurait sur le podium de la Ligue 1, bien parti dans la course à la qualification pour la Ligue des champions. Ce samedi 2 mai, après la 32e journée, il pointe désormais à la 7e place après la victoire de Monaco à Metz en début de soirée.

Il faut dire que l’OM a vécu un véritable cauchemar en milieu d’après-midi au stade de la Beaujoire. Le FC Nantes, pourtant 17e et qui jusqu’à la 50e minute de cette rencontre n’avait pas marqué sur ses 60 derniers tirs dans la surface adverse – un record en L1 depuis 20 ans -, a balayé son adversaire en huit minutes. Après le repos, Ganago a ouvert le score, avant que Cabella – un ancien Marseillais – n’aggrave la marque quatre minutes plus tard. C’est encore quatre minutes plus tard qu’Abline mettait KO l’OM, avec un but de génie marqué au bout d’un slalom rapide dans la surface (voir les trois buts ci-dessous en vidéos).

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À deux journées de la fin, l’OM, qui n’a gagné qu’un seul de ses six derniers matches, a désormais quatre points de retard sur la troisième place, et pourrait même en compter sept en cas de succès de Lyon à domicile face à Rennes dimanche soir.

Les Nantais reviennent eux provisoirement à deux points du barragiste Auxerre, qui reçoit Angers dimanche après-midi.

« Jamais je ne démissionnerai », assure Habib Beye

Après la rencontre, l’entraîneur marseillais Habib Beye a assuré que « jamais » il ne démissionnerait. « La seule analyse qu’on peut avoir c’est qu’il n’y a rien dans notre match. Et comme il n’y a rien en termes d’émotions, en termes de désirs, en termes de volonté collective, en termes de qualité, on a ce qu’on mérite aujourd’hui », a lancé le coach, dans une colère froide.

Mais Beye a refusé de baisser les bras. « Quand on décide de venir dans un challenge comme celui-ci, déjà d’une, on ne l’abandonne pas (…) Jamais je ne démissionnerai », a-t-il martelé. « Si par contre je suis le problème… (mais) ce n’est pas à moi de le décider. Ce qui est sûr, c’est que (…) moi je me battrai jusqu’à mon dernier souffle, ici », a-t-il poursuivi.

Réfutant être « impuissant » à redresser la situation, il a laissé paraître une certaine perplexité : « lorsqu’on voit le travail qu’ils font toute la semaine, on est vraiment très surpris de la prestation encore une fois aujourd’hui ». Refusant d’incriminer tel ou tel joueur, il a indiqué à son groupe qu’il ne pouvait pas « le protéger cette fois ».

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