Arraché dans les dernières minutes face à Lens (1-1), ce point du nul vaut bien plus qu’un simple résultat pour Nice. Samedi soir, lors de la 32e journée de Ligue 1, les Aiglons ont encore démontré leur capacité à revenir, symbolisée par l’égalisation d’Ali Abdi à la 84e minute. Un scénario qui confirme, selon Claude Puel, la solidité mentale et la cohésion d’un groupe engagé dans la lutte pour le maintien.

Nice s’accroche et ne lâche rien. C’est précisément ce que Claude Puel retient de cette nouvelle prestation face à Lens en Ligue 1. « Ce point, on est allé le chercher encore une fois », a déclaré Claude Puel. « Ça fait plusieurs matchs où on arrive à revenir (…). Mais on reste dans le bon état d’esprit, avec beaucoup de solidarité. »

Le technicien niçois a notamment insisté sur la force collective de son groupe, d’autant plus remarquable que l’équipe a été privée au dernier moment de deux éléments clés. « Perdre deux joueurs majeurs du groupe comme Jonathan Clauss (genou, ndlr) et Elye Wahi (cuisse, ndlr) aussi proche du match aurait pu l’impacter. Mais on voit la réaction. Et si on avance depuis plusieurs semaines, c’est parce qu’il y a une grosse cohésion. » Une cohésion qui se traduit sur le terrain par une solidarité constante et une dynamique positive, malgré une série de matchs nuls.

Deuxième période Nice-Lens – 02/05Deuxième période Nice-Lens – 02/05Un point précieux dans la lutte pour le maintien

Face à Lens, Nice a montré des séquences intéressantes dans le jeu, avec une volonté affirmée de construire proprement. Puel l’a souligné: son équipe a mis « un ton supplémentaire au niveau du jeu » avec « des ressorties de balle intéressantes ». Mais le manque d’efficacité dans les derniers mètres laisse encore des regrets au coach du Gym: « On n’a pas réussi à aller jusqu’au bout. Ce n’est qu’un point, mais on va le prendre. »

Ce point s’inscrit dans une série de quatre matchs nuls consécutifs, dont trois face à des équipes du top 7 (Lille, Marseille, Lens), preuve d’une compétitivité retrouvée face à des adversaires relevés. Mais tout n’est pas parfait, notamment sur le plan défensif. Le but encaissé reste en travers de la gorge du coach: « Ça fait mal parce qu’on n’a pas eu les bonnes couvertures et la bonne réactivité. On est complètement fautifs. »

Dans ce contexte, Puel refuse toute projection vers la finale de Coupe de France. « Ce match n’avait aucune corrélation avec le match de Coupe (finale le 22 mai, ndlr). Peut-être que pour Lens, ce match avait plus été préparé dans une perspective d’affrontement par rapport à la Coupe. Mais pour nous, ce n’était pas du tout le cas. » La priorité reste claire: assurer le maintien dans l’élite.

Avec six points d’avance sur Auxerre, barragiste, Nice se présentera à l’Abbé Deschamps dimanche prochain (21h) pour un duel direct qui pourrait sceller son avenir en Ligue 1. Une victoire assurerait officiellement le maintien, avant un dernier déplacement à Metz, déjà relégué en Ligue 2. Ensuite seulement, les Aiglons pourront se tourner vers un possible bouquet final en Coupe de France… face à Lens, encore.

MM avec Aurélien Tiercin et Maxime Tilliette (et AFP), à Nice avec AFP