Le marathon embarrasse Grégoire
Paris va-t-il confier l’organisation de son marathon – l’un des plus courus au monde – au groupement formé par Ose, l’association qui gère l’éco-trail, Keneo et Havas, propriété de Vincent Bolloré ? C’est en tout cas la proposition qui sera faite aux élus au prochain Conseil de Paris, dans deux semaines, après l’analyse par les services de la Ville des dossiers des candidats, comme l’a indiqué Le Parisien. Déléguer, même partiellement, un événement aussi emblématique au milliardaire très conservateur revêt une dimension politique qui n’a pas échappé à Emmanuel Grégoire.
Le maire socialiste, lui-même marathonien, a confié son embarras à son entourage mais n’a finalement pas voulu contredire son administration. Laquelle a au passage écarté à la surprise générale l’organisateur historique ASO et Playground, pourtant bien plus aguerris que Havas dans la gestion de ce type d’événement à dimension internationale. Les élus parisiens suivront-ils ? Réponse entre le 19 et le 22 mai.
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Le plan de Peltier et Bay
Peu visible au Parlement européen comme dans les instances d’Identité-Libertés, le microparti de Marion Maréchal, Guillaume Peltier croit à sa bonne étoile. L’ancien vice-président de LR puis de Reconquête a beau être tricard chez Marine Le Pen, il a une « stratégie » au cas où l’extrême droite l’emporterait en 2027 : « Se faire remarquer le moins possible pour être, à ce moment-là, de nouveau utile… et devenir ministre », relate un ami. Nicolas Bay, ex-RN et ex-zemmouriste, serait dans un état d’esprit analogue.