Résumé en 20 secondes
En savoir plus sur ce type de contenu
Ce résumé peut avoir été écrit avec l’assistance d’une IA générative. En savoir plus
Abonnez-vous pour accéder au résumé en 20 secondes.
Il aura fallu dix ans d’enquête pour que le procès de Pascal Jaussi, fondateur de la société S3 (Swiss Space Systems), s’ouvre enfin mardi devant le Tribunal pénal économique de Fribourg. Pas moins de sept jours d’audience sont prévus entre mai et juin, qui permettront peut-être d’éclairer les zones d’ombre de l’une des plus énigmatiques affaires qu’ait connues la Suisse romande ces dernières années. C’est l’histoire d’une chute spectaculaire, celle de cet «Elon Musk suisse», qui promettait de démocratiser l’espace en lançant depuis Payerne des minisatellites à l’aide d’une navette réutilisable posée sur le dos d’un avion. Un patron que l’on retrouvera molesté et gravement brûlé, le 26 août 2016, dans une forêt de la Broye fribourgeoise.
Mais cette version de l’agression va rapidement être contredite, les enquêteurs soupçonnant Pascal Jaussi de l’avoir mise en scène pour retarder la faillite de S3. Toujours pour sauver son entreprise, l’homme d’aujourd’hui 49 ans aurait également trompé des partenaires d’affaires, tout comme des privés à qui il a vendu des billets de vols en apesanteur qui n’auront jamais lieu. Présumé innocent, Pascal Jaussi fait face à de nombreux chefs d’inculpation: induction de la justice en erreur, incendie intentionnel, obtention frauduleuse d’une constatation fausse, escroquerie, gestion déloyale, notamment.