Incarcéré à la maison d’arrêt de Draguignan, dans le Var, Baptiste P. comparait en visioconférence devant le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence. Il dit ne pas avoir eu « le temps de préparer sa défense », et n’est donc pas assisté par un conseil. Coup de chance : l’avocat de permanence, disponible, lui propose ses services. « Non merci, c’est gentil, mais ça va aller », balaye le prévenu, jugé pour des faits d’escroquerie.
L’audience peut donc commencer. Le président tente bien de poser quelques questions à Baptiste P., mais n’y trouve pas grande réponse. « C’était il y a plus de dix ans ! Il s’en est passé depuis des choses dans ma vie. » Entre le 30 mars et le 16 juin 2015 à Châteauneuf-les-Martigues, précisément. Il a été interpellé dans le cadre d’une « vaste affaire de trafic de véhicules », dans laquelle un grand nombre de mis en cause ont été condamnés « en plaider coupable », précise la procureure de la République.
« Une différence importante »
L’enquête a permis d’établir que des pièces de voitures volées étaient utilisées pour réparer les véhicules des clients, et notamment ceux d’un garage nommé le « 4 M ». Autour duquel gravitait Baptiste P. On remarquait également, rappelle le…