Grâce à son succès contre Saint-Etienne (2-1), samedi 2 mai, le Raf est maître de son destin dans la course au top 5. Une dernière journée à sensations fortes se profile, car il peut finir de la 3e à 7e place avant de se rendre chez un concurrent direct.
Stop, encore ou encore mieux. La dernière journée de championnat revêt de nombreux enjeux pour les Ruthénois, qui ont renforcé leurs chances de participer aux play-offs, mais ne bénéficient quasiment d’aucune marge. Grâce à leur succès séduisant contre Saint-Etienne (2-1), samedi 2 mai, les hommes de Didier Santini se sont hissés à la cinquième place, une première pour eux cette saison. Ils ont aussi ajouté un nouvel épisode à leur série d’invincibilité en Ligue 2, longue désormais de 19 rencontres. Mais cela ne suffit pas à leur assurer une place dans le top 5, et il faudra probablement une victoire du Raf à Annecy, samedi 9 mai, pour connaître la fièvre des matchs couperets, comme il y a deux ans.
Une dernière journée chez un concurrent direct
Une chose est sûre, une défaite en Haute-Savoie serait synonyme de fin de saison dès la semaine prochaine pour les sang et or. Ils vont en effet affronter un concurrent direct, qui les dépasserait en cas de succès lors de l’ultime journée. Cette condition ne serait toutefois pas suffisante aux Annéciens pour s’emparer de la 5e place, puisqu’ils devront également miser sur le fait que Reims ne parvienne pas à battre Pau dans le même temps.
« On a une finale face à un autre prétendant aux play-offs, a résumé Didier Santini. Pour eux comme pour nous il faudra gagner, ce sera à celui qui mettra le plus de justesse, le plus de patience, qui restera le mieux dans ses principes. » Sans pouvoir se targuer de la même série que les Aveyronnais, les hommes de Laurent Guyot sont dans une bonne passe. Ils ont pris 13 points lors des 5 dernières journées, dont deux succès fleuves face à Nancy et Pau (5-1 à chaque fois). Ce qui leur a permis de revenir dans la course au top 5, alors que tout semblait perdu après les trois défaites du mois de mars, face au Mans, Troyes et Saint-Etienne, les trois premiers du classement.
Un nul ne sera peut-être pas suffisant
Concernant le Raf, un nul pourrait s’avérer un résultat insuffisant lors de la dernière journée pour rester 5e. Un score de parité pourrait en effet laisser la possibilité à Reims de devancer les Aveyronnais, en cas de victoire.
Mais si les supporters des sang et or veulent se rassurer, ils peuvent se rappeler que les déplacements à Annecy ont souvent réussi à leurs favoris. Depuis le retour des Haut-Savoyards en Ligue 2, en 2022, Rodez n’a jamais perdu au Parc des sports (2 victoires, 1 nul). Et en remontant plus loin, ce déplacement convoque un souvenir encore plus glorieux. La route de l’épopée des hommes de Michel Poisson en 1991, terminée par une demi-finale au stade Vélodrome, était passée par une victoire chez ce même adversaire, en 8e de finale (2-0). À cette occasion, une forte délégation de supporters ruthénois avait fait le déplacement, à tel point qu’un train avait été affrété spécialement.
Rodez peut regarder plus haut
Et si Raphaël Lipinski et ses partenaires allaient chercher un meilleur classement ? Outre la défense de leur position, la dernière journée peut aussi leur permettre faire un gros coup, eux qui ne comptent que deux longueurs de retard sur le podium.
Mais dans cette quête, les Ruthénois n’ont pas destin entre leurs mains. Ils devront dans un premier temps s’imposer, et espérer dans le même temps des défaites de Saint-Etienne, face à Amiens, et du Red Star, contre Montpellier, pour obtenir un positionnement plus favorable. Ce qui pourrait changer beaucoup de choses, car une 4e place permet de jouer le premier play-off à domicile, tandis que le 3e sera exempté de ce premier rendez-vous avant de jouer chez lui.