Ligue 1 (32e journée). Paris FC – Stade Brestois : 4-0Quels sont vos mots après un tel match ?

Insuffisance, limites… Je n’ai pas retrouvé l’état d’esprit de mon équipe. La première mi-temps était catastrophique avec ou sans ballon. Quand on avait le ballon, on n’arrivait pas à faire trois passes d’affilée et quand on ne l’avait pas, on n’arrivait pas à défendre. Prendre deux buts sur corners, après des cafouillages, ça veut dire qu’on avait une équipe plus déterminée en face. Je pense que certains ont peut-être arrêté leur championnat il y a cinq matchs, quand on s’est maintenu. C’est dommage. À Brest, on a connu des saisons, où, à cette époque de l’année, tu jouais avec le trouillomètre à zéro, tu jouais la vie de ton club. Là, il n’y a rien à jouer, se faire plaisir. Il n’y a qu’à mettre une bande de copains sur le terrain. Tu ne devrais rien avoir à leur dire, à part « éclatez-vous ! » Mais là, rien. On a trois fois l’opportunité de faire le 2-1, mais à partir du moment, où tu ne mets pas les ingrédients et que tu n’as pas les valeurs qui sont les tiennes, tu ne le marques pas ce but. C’est décevant, c’est triste.

Est-ce que cela provoque chez vous une forme de lassitude ?

Par rapport à ça oui, forcément. Car on répète, on répète. On essaye de changer le discours. Mais est-ce que ce n’est pas l’ADN de notre équipe, car il y a beaucoup de joueurs qui ne seront pas là, l’année prochaine, beaucoup de joueurs prêtés, qui ne savent pas trop de quoi leur avenir sera fait ? Cette démobilisation, on peut la comprendre, même si je ne l’admets pas. Mais le Stade Brestois 29, c’est comme ça.

Greg c’est Greg. Moi c’est moi. On n’est pas marié ou pacsé. À partir de là, je regarde juste mon équipe et je me projette sur la suite et ce que je vois c’est inquiétant. Aujourd’hui, mais surtout pour le futur. Ce ne sont pas les trois matchs qui arrivent qui m’inquiètent, c’est la suite. Si le projet sportif est de vendre nos meilleurs joueurs l’année prochaine, et d’encore bricoler, ça devient compliqué.

Est-ce que ça cette inquiétude peut avoir une incidence sur votre avenir ?

Vous voulez vraiment que je vous dise que je vais partir ! Je n’en sais rien. Et puis peut-être que ce n’est pas moi qui vais décider. Le président va peut-être me dire : « Greg s’en va, on va changer de projet, on va passer sur autre chose ». Dans le foot tout est possible. Encore deux ou trois défaites comme ça…

Cette fin de saison vous semble-t-elle longue ?

Non il reste deux semaines, trois matchs. Ce n’est pas si long. La seule question est de savoir comment les joueurs veulent passer ensemble ces deux semaines. On fait le maximum pour préparer les matchs, en leur donnant un plan de jeu, des choses à faire, à éviter. Après c’est eux qui ont le manche sur le terrain, mais ils ne l’actionnent pas bien.