1 000 vélos Lime en libre-service sont déjà déployés à Marseille. Ce nombre va passer à 1 500. En revanche, l’interdiction de la trottinette pourrait attendre la fin du contrat, en 2027.

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La Ville de Marseille a lancé un nouvel appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour le marché des vélos en libre-service. Aujourd’hui, Lime déploie 1 000 deux-roues actuellement. Il y en aura 500 de plus à compter de cet été, auxquels s’ajoutent toujours les plus de 2000 de la Métropole.

« Il y a un vrai besoin, justifie Nicolas Hue, conseiller municipal (Génération-s) délégué aux mobilités douces et aux taxis. On souhaite développer le plus possible les mobilités douces actives notamment sur les quartiers les plus excentrés du centre-ville, des 9e aux 16e arrondissements, pour permettre aux habitants de rentrer chez eux ou d’atteindre des stations de transports multimodaux. Mais aussi doter davantage certains endroits du centre-ville où il y a des manques. »

L’AMI prévoit de maintenir 1 000 vélos dans le centre et 500 en périphérie, le tout en deux lots de 750 véhicules, soit, potentiellement, deux opérateurs différents, comme c’est le cas sur les trottinettes avec Lime et Voi. Ces deux-là sont d’ailleurs candidats. « Nous nous positionnons sur les deux lots, confirme Sviatoslav Beysens, directeur pour Lime des relations avec les collectivités France, Espagne et Portugal. Nous sommes l’acteur historique de ce service à Marseille et c’était une évidence pour nous de continuer. »

La firme américaine s’appuie sur des résultats en hausse : + 230% d’utilisation en trois ans et un triplement des trajets. « Plus de 80% de nos utilisateurs sont marseillais et la majorité dispose d’un abonnement, poursuit le directeur, ce qui montre que l’usage du vélo est bien entré dans le quotidien des Marseillais. »

Du côté de Voi, on joue la carte de l’expérience parisienne, le Suédois déployant des vélos à assistance électrique dans la capitale depuis octobre dernier (avec Lime et Dott). « Nous postulons et nous sommes confiants car nous avons de bons retours », confie-t-on en interne. Les candidats peuvent se manifester jusqu’au 4 mai.

Vers la fin des trottinettes en libre-service ?

Outre un plus grand nombre de cycles, la Ville veut améliorer les infrastructures : « On espère qu’avec la nouvelle présidence de la Métropole ce sera plus simple d’avancer, explique Nicolas Hue. Nous voulons plus de pistes cyclables, mais des vraies, sécurisées et avec du mobilier adapté. »

Pendant la campagne des municipales, Benoît Payan avait annoncé l’arrêt des trottinettes électriques en libre-service à Marseille. Mais son conseiller municipal délégué l’assure : « On n’augmente pas le nombre de vélos en vue de la fin des trottinettes. » La menace du maire (DVG) de Marseille n’inquiète pas les opérateurs avec qui le dialogue n’est pas rompu. « On leur a demandé de traiter le stationnement anarchique, le bridage de la vitesse, le respect de l’espace partagé et la répartition géographique. À ce jour, la décision du maire n’a pas varié, il tranchera définitivement avant la fin du contrat », énumère Nicolas Hue. L’échéance est fixée à octobre 2027.