Une enquête réalisée pour le compte de la CFDT, à propos de la Fonction publique, a été récemment publiée. Voici ce qu’il faut en retenir.

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Moral sombre

Leur moral est « globalement sombre ». C’est ce qui ressort d’une enquête réalisée par le cabinet Vérian auprès d’un millier d’agents de la fonction publique pour le compte de la CFDT. Qu’ils travaillent à l’hôpital, à l’école, à la gestion des déchets, la plupart (73 %) se disent pourtant attachés au service public et à leur métier observe Marylise Léon. La secrétaire générale de la CFDT pointe la dégradation des conditions de travail. Ces dernières apparaissent comme particulièrement dégradées dans les maisons de retraite, à l’hôpital ainsi que dans les établissements scolaires. À la question que faudrait-il changer en priorité ? 40 % des agents répondent « de meilleures conditions de travail ».

La Fonction publique moins attractive

Les enseignantes et les enseignants sont les plus nombreux à exprimer leur mal-être : 55 % se disent inquiets, 48 % lassés et 26 % se déclarent en colère. « Ces résultats confortent les tendances observées dans l’enquête Talis 2024 (enquête internationale sur l’enseignement et l’apprentissage) qui dressait un panorama des conditions de travail des autres pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) », souligne la CFDT dans les conclusions de cette étude.

En dépit d’avancées (complémentaire santé, prime Ségur…), la Fonction publique apparaît de moins en moins attractive. En 2012, 73 % des jeunes souhaitaient devenir fonctionnaires. « Cette tendance s’est inversée. On observe deux fois moins de candidates et candidats aux concours qu’il y a dix ans. » La question de la rémunération est devenue un sujet sensible. 67 % des personnes interrogées considèrent qu’ils sont moins bien lotis que les salariés du privé.

Prévenir l’usure professionnelle

L’occasion pour la CFDT de réclamer la mise en place de négociations obligatoires sur la prévention de l’usure professionnelle en lien avec l’allongement des carrières, une cartographie des métiers à risque d’usure physique et psychique, la création d’un fonds de prévention de l’usure professionnelle afin de financer les aménagements de poste.