1. Un décor naturel époustouflant

Comme ne se prive pas de rappeller son maire, Stéphane Cherki : « Èze fascine et inspire. Nietzsche y a écrit Ainsi parlait Zarathoustra, Cocteau l’a qualifié de “lieu le plus dépaysé, le plus insolite, le plus suspendu dans le vide”, et Francis Blanche y a attiré les plus grands noms du théâtre de son nom. »  Et comme le souligne Delphine Depardieu, marraine de cette édition, jouer en plein air impose une « présence différente ». Particulièrement depuis l’Oppidum d’Eze, avec sa vue panoramique sur la Méditerranée. Ici, le théâtre dialogue avec les éléments : le vent léger des soirs d’été, les ors incandescents du crépuscule et la majesté des sommets alentour.

Les Théâtrales d’Eze reviennent bientôt en scène, avec une belle programmation...

2. Une programmation « Moliérisée » et exigeante

David Brécourt, homme de théâtre et directeur artistique du rendez-vous, a concocté un bon cru 2026. Décliné dans une programmation faite de cinq pièces contemporaines. Le coup d’envoi sera donné le 1er août avec Du charbon dans les veines, la pépite de Jean-Philippe Daguerre, auréolée de 5 Molières en 2025. Un voyage au cœur des corons, entre amitié et accordéon, une fresque humaine et musicale qui donnera le ton. Que vous soyez amateur de comédie pure avec Les Grands Enfants (porté par le duo Frédéric Bouraly et Éric Laugérias, le 3 août), comédie survoltée sur l’amitié et la famille, ou de duels psychologiques intenses comme dans Une heure à t’attendre (le 4 août) avec Thierry Frémont, l’exigence sera la règle.

3. Delphine Depardieu : une marraine engagée

Après Francis Huster, Véronique Jannot et Pierre Arditi, c’est au tour de Delphine Depardieu de poser son regard sur le festival. Sacrée Meilleure comédienne aux Molières 2025, elle n’est pas seulement « l’héritière d’un nom » (elle est la fille d’Alain Depardieu, producteur de cinéma, et frère de Gérard) mais une artiste qui a su se forger un prénom par l’intensité de son jeu. Celle qui a des racines cannoises (par sa grand-mère) donnera le coup d’envoi le 1er août et défendant un théâtre vivant, engagé et humain « qui ne sera jamais remplacé par l’Intelligence Artificielle », a-t-elle insisté ce lundi soir, à l’occasion de la présentation de la programmation.

Delphine Depardieu.

Delphine Depardieu.
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4. Des pièces entre mémoire et modernité

Le festival ne se contente pas de divertir, il veut bousculer. Le 2 août, Délivrez-nous  proposera un face-à-face poignant entre une fille de résistants et un fils d’officier SS. Un huis clos nécessaire sur la culpabilité et la réconciliation. À l’opposé, pour la clôture le 5 août, le festival ose une relecture radicale du Malade imaginaire de Molière. Sous la houlette de Tigran Mekhitarian, Argan devient un accro aux antidépresseurs dans une mise en scène « urbaine » mêlant rap, danse et chant. Un « conte subversif » qui prouve que le théâtre classique n’a jamais été aussi actuel.

5. Une expérience complète

En avant-première, l’ambiance piano-bar de Florent Garcimore permettra au public de profiter d’un moment très « chill », entre une coupe de champagne et une improvisation jazz, avant que les trois coups ne résonnent. Un esprit de partage qui fait des Théâtrales plus qu’une simple succession de spectacles : une fête de l’esprit !

Oppidum du col d’Eze, grande corniche. Du 1er au 5 août. Spectacles à 21h. Tarifs : de 15 à 35 euros. Pass 5 soirées : 150 euros. Rens. 04.93.41.26.00. www.lestheatralesdeze.com