Le très violent coup de poing qu’il a reçu au visage aura été fatal. Le ressortissant indien agressé sur le littoral niçois, dans la nuit de mercredi à jeudi dernier, a été déclaré décédé ce lundi en fin de journée, indique le procureur de la République de Nice dans un communiqué. La victime, âgée de 32 ans, se trouvait en état de mort cérébrale depuis plusieurs jours déjà.
Il est environ 2 h, jeudi dernier, lorsque deux membres d’équipage d’un navire de croisière quittent une boîte de nuit du quai des Etats-Unis. Les deux noctambules prennent la direction du port. Un court échange s’engage, sur fond d’alcool, avec trois individus assis sur un banc.
L’un d’entre eux se lève, un second l’imite. Il s’adresse aux membres d’équipage, doigt levé. Puis il porte un coup de poing au visage de chacun d’entre eux. Le second est particulièrement violent.
Identifié par la vidéosurveillance
L’une des victimes, un ressortissant indien âgé de 32 ans, reste au sol, inconsciente. Les sapeurs-pompiers l’évacuent vers l’hôpital. Le lendemain, il est dans le coma au moment où son partenaire de soirée dépose plainte. Celui-ci doit appareiller sans plus attendre.
Samedi, lorsque la police entre en contact avec le CHU, la victime est en état de mort cérébrale. La brigade criminelle du service local de police judiciaire (SLPJ) est saisie d’une enquête pour tentative de meurtre.
L’exploitation des images de vidéosurveillance permet d’identifier un auteur présumé. Un équipage de police secours l’interpelle samedi. Ce ressortissant tchétchène, âgé de 21 ans, est entendu à la caserne Auvare puis déféré.
Enquête pour coups mortels
« Le mis en cause, né en 2005 et jamais condamné, déclarait avoir participé à une bagarre, s’être défendu et ne donnait pas d’éléments utiles sur les autres personnes », indique le procureur Damien Martinelli lundi soir. La donne vient alors de changer : « Le décès de la victime était constaté ». Les conséquences dramatiques de cette agression contrastent avec le profil de la victime, un homme sans histoires.
Son agresseur présumé est mis en examen dans le cadre d’une information judiciaire pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner » et « non-assistance à personne en danger ». Le parquet a requis son placement en détention provisoire.