Dans la nuit de jeudi 30 avril, deux membres d’équipage ont été frappés par un individu à Nice. L’un d’eux, hospitalisé dans le coma, est décédé ce lundi 4 mai, selon un communiqué du procureur. Un homme a été interpellé.
Deux membres d’équipage d’un bateau de croisière en escale à Nice ont été frappés par un homme dans la nuit de jeudi 30 avril. L’une des victimes a été transportée au CHU Pasteur dans un état de mort cérébrale. Son décès a été constaté ce lundi 4 mai, a fait savoir un communiqué du procureur.
Les faits se sont produits vers 2 heures du matin. Les deux membres d’équipage de nationalité indienne sortaient alors d’une soirée au niveau du quai des États-Unis. « Arrivés au contact des trois individus assis, une courte discussion s’engageait », détaille le communiqué.
Une courte discussion s’est alors engagée, avant que deux des trois personnes assises se lèvent. L’une d’entre elles a alors porté « un violent coup au visage de la première victime, puis un autre coup de poing très violent au visage de la seconde », rapporte le procureur.
Une plainte déposée par la première victime
Les deux membres d’équipage se sont écroulés au sol face à la violence des coups portés, le premier s’est relevé, mais le deuxième est resté au sol et a été transporté au CHU Pasteur dans un état de mort cérébrale.
L’auteur des coups et son groupe ont quitté les lieux avant l’arrivée des secours. La première victime a déposé plainte quelques heures après l’agression en indiquant que « son bateau quittait Nice à 13 heures et qu’il devait partir » et que la « personne qui l’accompagnait avait été transportée par les pompiers au CHU Pasteur et se trouvait dans le coma ».
Une personne interpellée
L’enquête a alors été confiée à la SLPJ de Nice. « L’exploitation des caméras de vidéoprotection permettait d’identifier et de localiser une des personnes susceptibles d’être impliquées dans les faits », qui a été interpellée samedi 2 mai, avant d’être placée en garde à vue.
Le mis en cause, « né en 2005 et jamais condamné », assure « avoir participé à une bagarre, s’être défendu » et ne donne pas d’éléments sur les autres personnes présentes.
À l’issue de la garde à vue, il a été déféré dans le cadre de l’ouverture d’une information judiciaire des « chefs de violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner et de non-assistance à personne en danger ». Le procureur assure que des « réquisitions de placement en détention provisoire sont prises ».