Quand l’une des responsables des Beaux Mets, le restaurant d’application de la prison des Baumettes, a demandé à Léa* si elle avait été agressée par Patrick S., la détenue a fondu en larmes. Puis bredouillé qu’elle méritait peut-être ce qui lui arrivait. La jeune femme purgeait la fin d’une peine criminelle à Marseille ; quelques mois plus tôt, elle avait été embauchée au restaurant pénitentiaire ouvert au public. Quelques jours après cet entretien, le 28 janvier 2026, elle avait déposé plainte pour agression sexuelle contre le conseiller censé l’accompagner vers la réinsertion à sa sortie. 

Patrick S., 64 ans, a donc comparu devant le justice jeudi 30 avril. Salarié d’une association, il avait été chargé entre février 2024 et octobre 2025 d’aider les détenus qui lui étaient confiés à trouver un stage ou un emploi à leur libération. Selon les dires de Léa, dès le troisième entretien, il lui aurait imposé des attouchements sexuels par dessus ses vêtements, allant lors des rendez-vous suivant jusqu’à poser la main de la détenue sur son sexe en érection pour se masturber. Il l’aurait également embrassée avant de s’excuser.

Deux versions antagonistes

Des faits que Patrick S. a nié avec…