Du vendredi 1er au dimanche 3 mai 2026, se tenait un atelier d’art contemporain, à Kerdiouzet, en présence de Maryvonne Magaud, co-présidente de l’association Cactus. « Nous montrons les artistes dans les maisons, les jardins ou dans les galeries. Les gens sont très friands de voir où et comment se fait la création », explique-t-elle. L’association relançait les ateliers d’artistes-portes ouvertes. À Scaër, c’est Yanik Pen’du qui recevait Michel Thamin, de Langonnet, qui travaille la pierre. « J’ai travaillé autour de la Préhistoire, indique ce dernier, du Paléolithique au Néolithique, avec du granit de Lanhélin et du granit rose de Perros. J’ai construit mes boîtes comme des fouilles archéologiques ».
Sculpteur de mémoire
Les sculptures de Yanik Pen’du sont faites de métal : ici, un bronze travaillé pour imiter la pierre, notamment l’ardoise, là, des oiseaux sculptés dans leur mouvement. L’ardoise, liée à l’enfance de l’artiste dont le père était couvreur, symbolise mémoire et passage du temps. « Quand j’étais aux Beaux-Arts, je n’avais pas l’appréhension de la feuille blanche ou du zinc blanc puisque j’allais me servir dans les chutes de l’atelier de mon père et j’ai gravé là-dessus. Michel et moi connaissons la veine de la pierre. Nous exposons beaucoup à l’international », précise l’artiste.
Pratique