La large élection de Guillaume Lissy à la tête de la Métropole – avec 87 des 110 voix possibles grâce à un accord transpartisan – n’a évidemment pas refermé toutes les brèches ouvertes par la chaotique première séance d’installation du nouvel exécutif métropolitain le 23 avril dernier. Quelques jours après la deuxième séance qui a installé le maire PS de Seyssinet-Pariset au poste de président jeudi dernier, son prédécesseur, Christophe Ferrari – absent lors du conseil du 30 avril -, a réagi, dans un communiqué, transmis ce mardi matin.
Oppositions, contenu de l’accord conclu,…
Le maire du Pont-de-Claix, qui a présidé la collectivité entre 2014 et 2026, “souhaite au nouvel exécutif métropolitain, ainsi qu’à son président Guillaume Lissy, pleine réussite dans ce nouveau mandat. Le choix a été fait de constituer une majorité territoriale, avec un exécutif réparti à parts égales entre deux blocs. J’en prends acte et regrette le caractère insuffisamment paritaire de ce nouvel exécutif. Au-delà de cette répartition, une clarification s’impose désormais sur le périmètre réel de cette majorité”.
Christophe Ferrari pointe notamment l’attribution de deux postes de vice-présidences au groupe centriste Alpes (ex-groupe MTPS), présidé par l’élue de l’opposition grenobloise Émilie Chalas, alors “qu’il a été indiqué que les élus d’opposition dans les communes n’en feraient pas partie”. “Alors que d’autres oppositions municipales sont écartées, la présence de carignonistes au sein de la majorité métropolitaine me choque profondément, je le dis sans détour. S’agit-il d’une exception, d’un précédent, ou d’une règle à géométrie variable ? Cette situation appelle des éclaircissements sinon les promesses d’apaisement formulées hier pourraient laisser place à des ambiguïtés de nature à fragiliser la confiance indispensable à l’action collective”, écrit Christophe Ferrari.
L’élu s’interroge également sur “une question essentielle” : “celle du projet et du contenu réel de l’accord conclu la semaine dernière” dans des domaines allant du logement, la qualité de l’air, les transports en commun ou encore les votes liés au budget…
“Je souhaite que cet accord, ce projet soit rendu public, affirme l’ancien président. L‘élection métropolitaine ne pouvant se résumer à une distribution de postes. Une majorité territoriale ne peut se construire sans fondements politiques clairs, assumés et partagés. Il est indispensable que nous les connaissions. […] Par ailleurs, puisque deux blocs composent désormais la majorité métropolitaine, se pose également la question de la place qui sera laissée aux oppositions, notamment dans le contrôle de l’action publique ? J’espère que les oppositions seront respectées demain.”