À peine ouverte et déjà critiquée. Le long du boulevard Luc-Dejoie, à Vertou, le groupe scolaire Simone-Veil, plus gros investissement de l’histoire de la commune (17 millions d’euros), accueille 375 enfants depuis le 3 novembre 2025. Chez certains parents, regroupés en collectif et relayés par la FCPE (association de parents d’élèves), la grogne a pris de l’ampleur au fil des mois, avec une longue série de griefs.
Premier d’entre eux : l’accès à l’école élémentaire, sur la partie haute de l’établissement, est pointé comme trop étroit et pas sécurisé, générant des embouteillages, mais surtout des conflits de circulation entre piétons, cyclistes et automobilistes, notamment du fait de la présence de places de stationnement en dépose-minute.
« C’est la bousculade chaque matin »
Il n’y a que deux mètres de largeur devant le portail. Un banc et une poubelle encombrent l’entrée pour rien. C’est la bousculade chaque matin, ça n’a pas été bien pensé, peste une maman. C’est anxiogène. Partout ailleurs, les mairies éloignent les bagnoles des écoles. Pourquoi pas ici ?, renchérit une autre, qui se demande pourquoi l’entrée a été placée du côté de ce boulevard très fréquenté le matin et non limité à 30 km/h .
Les parents mécontents, dont le nombre reste flou, pointent aussi le croisement dangereux des piétons avec les voitures sortant des terrains de basket, qui font office de parking pour les parents en fin de classe, l’après-midi. Ce double usage en laisse d’ailleurs certains perplexes : Nos enfants jouent au milieu des taches d’huile et des morceaux de verre. Pourquoi ne pas supprimer ce parking et ne pas ouvrir celui des autocars du collège, juste au-dessus ?
Devant l’école Simone-Veil, à Vertou, les terrains de basket font office de parking pour les parents à la sortie des classes. Un double usage qui laisse perplexe certains parents. | OUEST-FRANCE
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Devant l’école Simone-Veil, à Vertou, les terrains de basket font office de parking pour les parents à la sortie des classes. Un double usage qui laisse perplexe certains parents. | OUEST-FRANCE
« 27 degrés en classe en novembre »
La cour de l’école élémentaire, jugée trop exiguë et glissante, concentre également les critiques. Si on enlève la partie en pente, c’est riquiqui. Les enseignants nous disent qu’ils n’ont jamais eu autant de conflits à gérer. Le toboggan n’a pas d’escalier pour y monter, il est fermé dès qu’il pleut. Et il n’y a pas de bancs, pas de jeux, pas de terrain de foot…, énumère cette maman.
Autre motif de grogne : la chaleur dans les classes. Il faisait 27 degrés en novembre, les enfants étaient en tee-shirt en plein hiver ! Que se passera-t-il en été ?, s’inquiètent des parents.
Patrice Garnier, adjoint à l’éducation, rencontrera les représentants de parents, ce lundi 11 mai, en mairie. Concernant l’accès à l’école élémentaire, il indique : Devant le portail, des évolutions seront annoncées, il n’y aura plus de sujet. S’agissant des voitures, le danger vient de certains comportements de parents qui veulent déposer leurs enfants au plus près et squattent les dépose-minute, alors qu’il y a un parking en bas et un autre en haut (N.D.L.R. : celui du cimetière paysager) , avec un cheminement sécurisé de 200 mètres jusqu’à l’école. Il faut changer les habitudes au profit des mobilités douces.
« Des dysfonctionnements normaux »
Quant à la cour, l’adjoint assure qu’elle a été dessinée selon les souhaits des enfants et que tout est apaisé chez les enseignants et les animateurs. Il annonce toutefois l’installation prochaine de nouveaux marquages et mobiliers pour conforter l’existant. Le sol glissant ? On a fait passer des balayeuses pour enlever le sable lié au chantier, il n’y a plus de sujet.
Les terrains de basket mutualisés en parking ? On fait la même chose depuis des années à l’accueil de loisirs de la Presse au vin, on n’a jamais eu de réflexion. La chaleur ? Il y a eu un problème de chaudière en décembre-janvier, mais c’est réglé.
Les bassins d’orage situés à l’arrière de l’école Simone-Veil ne seraient pas assez sécurisés selon certains parents. «De la surprotection», balaie la mairie de Vertou. | OUEST-FRANCE
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Les bassins d’orage situés à l’arrière de l’école Simone-Veil ne seraient pas assez sécurisés selon certains parents. «De la surprotection», balaie la mairie de Vertou. | OUEST-FRANCE
L’élu s’étonne de la démarche des parents : On a connu des dysfonctionnements, normaux vu l’ampleur du chantier, mais ils sont majoritairement réglés, avec un suivi sans faille depuis six mois.
Les classes de maternelle qui seraient trop visibles depuis le chemin extérieur ? Les bassins d’orage qui seraient mal sécurisés à l’arrière ? Des non-sujets, selon l’adjoint, qui attribue aux parents un désir de surprotection. Il est dommage que des micro-problèmes soient mis en avant, alors qu’on a un équipement exceptionnel et que la majorité des enfants sont super contents, conclut-il.