- Le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau a annoncé son départ anticipé pour début juin.
- Emmanuel Macron a officiellement proposé, ce mardi, de nommer Emmanuel Moulin pour lui succéder.
- L’ancien directeur général du Trésor, âgé de 57 ans, vient de quitter le poste de secrétaire général de l’ Élysée.
Les transferts se poursuivent à un an de la fin du mandat d’Emmanuel Macron. Le chef de l’État a proposé, ce mardi 5 mai, de nommer Emmanuel Moulin, ancien directeur général du Trésor âgé de 57 ans, au poste de gouverneur de la Banque de France pour succéder à François Villeroy de Galhau. « Le président de la République envisage, sur proposition du Premier ministre, de nommer M. Emmanuel Moulin gouverneur de la Banque de France », a annoncé l’Élysée dans un communiqué.
Le quinquagénaire est un haut fonctionnaire au profil très politique, ayant gravi tous les échelons financiers de l’État. Bras droit d’Emmanuel Macron au cours de la dernière année en tant que secrétaire général de l’Élysée, Emmanuel Moulin verrait la Banque de France comme le couronnement d’une carrière entamée à la Banque mondiale. Mais avant d’accéder à cette fonction, il devra convaincre les parlementaires des commissions des Finances de l’Assemblée nationale et du Sénat. En effet, ces derniers peuvent exercer un droit de veto à leur majorité des trois cinquièmes.
Un poste sécurisé jusqu’à juin 2032
Si Emmanuel Moulin est adoubé, il succédera à François Villeroy de Galhau, qui a annoncé son départ anticipé de la Banque de France un an et demi avant la fin officielle de son mandat, en juin prochain. Le père de quatre enfants, marié à la chercheuse spécialiste des États-Unis Laurence Nardon, pourra alors rester en fonctions sur toute la durée du prochain quinquennat présidentiel, soit jusqu’en juin 2032.
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Une décision du chef de l’État qui risque d’attiser les critiques sur ses possibles calculs avant son départ de l’Élysée. En février 2025, il avait ainsi nommé Richard Ferrand, soutien de longue date, à la présidence du Conseil constitutionnel. Un an plus tard, il plaçait une autre fidèle, l’ancienne ministre des Comptes public Amélie de Montchalin, comme première présidente de la Cour des comptes.
CJ avec AFP
