Six hommes, qui tentaient de fabriquer des armes à feu à l’aide d’une imprimante 3D, ont été interpellés fin avril. Ils seront jugés le 24 juin, a indiqué mardi le parquet de Grenoble (Isère).
Âgés de 33 à 69 ans et vivant à Grenoble et aux alentours, ils présentent des profils « atypiques ». Les plus jeunes sont des « survivalistes, se préparant à une catastrophe sociétale ». Les deux plus âgés ont « un passé pénal ancien de braqueurs » et étaient « manifestement fascinés par les armes », a détaillé le procureur, Etienne Manteaux, lors d’un point presse.
Une imprimante 3D, des plans et de premières impressions, « notamment de grosses armes », ont été retrouvés chez l’un d’eux. Mais leurs essais n’avaient, semble-t-il, « pas abouti à la création d’une arme complète et utilisable », le canon de métal ne pouvant être imprimé, a expliqué le magistrat.
Interpellés le 27 avril, ils ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire à l’issue de leur garde à vue, dans l’attente de leur procès. Trois seront jugés pour association de malfaiteurs et les autres pour détention d’arme.