Ce lundi 4 mai, à New York, la championne olympique Eileen Gu a fait sensation dans une robe Iris van Herpen faite de bulles, sur le tapis rouge du Met Gala.

Une première réussie. Le Met Gala est l’une des soirées les plus anticipées de l’année pour les férus de mode. Avec son casting de célébrités et son thème imposé, cet événement caritatif au profit du Metropolitan Museum of Art ne manque pas de susciter son lot d’attentes… et donc de déceptions. Si les stars y sont souvent à la pointe du glamour, certaines ne s’éloignent que très peu des sentiers battus misant sur des pièces simples, au détriment du dresscode. Eileen Gu ne fait pas partie de celles-là. Et ce lundi, la skieuse l’a prouvé en foulant le tapis rouge vêtue d’une minirobe Iris van Herpen couverte de… vraies bulles.

Eileen Gu assiste au Met Gala 2026 au Metropolitan Museum of Art dans une robe constituée de 15 000 sphères de verre ressemblant à des bulles. (New York, le 4 mai 2026.)
John Shearer / WireImage

C’est en effet un véritable happening que la skieuse acrobatique sino-américaine a donné à voir. Dans un modèle baptisé «Airo», elle a ravi les flashs des photographes en s’avançant entourée de milliers de bulles, certaines conçues en verre et fixées sur sa robe, d’autres bien réelles formées à l’aide de microprocesseurs cachés dans sa tenue. Le dispositif fonctionnait de façon autonome via une interface numérique calibrée, métamorphosant la robe en œuvre d’art fonctionnelle. Un joyau de mode, de savoir-faire et de technologie, fruit d’une collaboration entre Iris van Herpen et le duo d’artistes contemporain A.A. Murakami.


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Quand la technologie rencontre la haute couture

Ce n’est pas une surprise de voir le nom de la créatrice de mode néerlandaise associée à une pièce aussi avant-gardiste. Iris van Herpen n’a cessé de se démarquer comme une designeuse visionnaire, toujours prête à inclure les dernières avancées technologiques dans son travail. Elle est d’ailleurs connue pour être l’une des premières à intégrer des impressions 3D dans ses créations.

En plus d’être une prouesse technique, la robe portée par Eileen Gu ce lundi convenait à la fois au dress-code de la réception, «La mode est un art», et au thème de l’exposition inaugurée par le gala, «L’art du Costume», qui explore le lien entre l’art et le corps humain. En effet, selon les créateurs, la robe représenterait «l’anatomie atomique du corps humain composé à 99,9% d’espace vide». Un coup de génie qui a fait de la médaillée olympique de 22 ans l’une des mieux habillée de la soirée.