Son visage porte encore les stigmates des coups reçus. Kilian Froelhy, créateur de contenu devenu populaire après sa participation à l’émission Qui veut épouser mon fils ?, diffusée sur M 6, affirme avoir été victime d’une agression à caractère homophobe dimanche soir, dans le VIIe arrondissement de Paris.

Le jeune homme, âge de 27 ans, raconte les faits face caméra dans une vidéo publiée dimanche sur TikTok. « C’était une soirée banale où, jusqu’à 1 heure du matin, je suis sorti avec mes meilleurs amis. Et en rentrant chez moi, une voiture s’est arrêtée à côté de moi, a baissé la vitre de la voiture, m’a dit : Donne-nous ton téléphone sale… »

Kilian Froelhy refuse. C’est alors que quatre individus sortent du véhicule. « Ils m’ont fait une balayette. Je suis tombé par terre. Et voilà. Ils ont continué à me taper alors que j’étais au sol, relate l’influenceur. Par chance, une voiture de police est passée au même moment. Je pense qu’ils ont eu peur. Ils sont montés dans la voiture et ils sont partis. »

VidéoUn arbitre agressé chez lui après avoir demandé son conjoint en mariage

Une plainte déposée

Lundi, l’ex-candidat a publié un message écrit, cette fois, sur le même réseau social. « Je suis actuellement en train de reprendre mes esprits entouré de mes proches », rassure-t-il, précisant avoir consulté un médecin et prendre le temps de se soigner.

[2/2] Juge François Renaud : le « shérif » de Lyon assassiné

Écouter

« Une plainte a été déposée, et l’affaire est désormais entre les mains de la justice. J’ai confiance dans le travail qui sera mené pour faire toute la lumière sur les faits », veut-il croire.

Le jeune homme a reçu de nombreux messages de soutien. Aujourd’hui, il souligne « l’importance de garder son calme et de ne pas céder aux amalgames, à la haine ou aux récupérations ». Aussi Kilian Froelhy invite-t-il chacun à « faire attention », regrettant que ce genre d’agressions puissent survenir « n’importe où et n’importe quand ».

Sollicitée par France 3 Paris Île-de-France, SOS Homophobie déplore des faits qui « explosent dans toute la France ». Ces agressions auraient progressé de 135 % en l’espace de dix ans, estime l’association, qui regrette que les « réponses de la justice et des responsables politiques ne (soient) pas suffisantes » et les délais de jugement « de plus en plus longs ».