
Selon l’organisme de recherche sur le cancer Cancer Research UK, plus de 403 000 personnes reçoivent chaque année un diagnostic de cancer au Royaume-Uni. Les principales causes sont la croissance et le vieillissement de la population, le risque de cancer étant généralement plus élevé chez les personnes âgées.
Le rapport révèle également que le système de santé britannique (NHS) est soumis à une pression immense face à l’augmentation de la demande de dépistage et de traitements contre le cancer. Les délais d’attente pour les traitements contre le cancer en Angleterre sont actuellement les plus longs depuis des années.
Le taux d’incidence actuel du cancer est de 620 cas pour 100 000 habitants, contre 610 il y a dix ans, une hausse en partie attribuable à l’augmentation des taux d’obésité. Parallèlement, le taux de dépistage précoce n’a que très peu progressé, passant de 54 % à 55 %.
Le rapport souligne néanmoins des progrès significatifs. Les taux de mortalité par cancer ont diminué et le nombre de patients survivant dix ans ou plus après le diagnostic a augmenté. Cependant, Cancer Research UK met en garde contre un risque de stagnation de ces avancées, notamment en raison de la pression croissante exercée sur le système de traitement du cancer.
Michelle Mitchell, la PDG de l’organisation, a déclaré que si les taux de survie au cancer ont doublé depuis les années 1970, le rythme des progrès a considérablement ralenti au cours de la dernière décennie.
Selon Michelle Mitchell, le nouveau plan national de lutte contre le cancer annoncé par le gouvernement britannique pourrait engendrer des changements significatifs. Toutefois, cela ne se concrétisera que si le plan est effectivement mis en œuvre. Cela permettrait au système de santé de diagnostiquer la maladie plus tôt, de réduire les délais d’attente pour les traitements et d’améliorer la qualité des soins prodigués aux patients.
L’organisation a également plaidé pour l’élargissement des programmes de dépistage du cancer, en particulier du cancer du poumon, et pour l’accélération du déploiement de nouveaux tests de détection du cancer.
Un porte-parole du ministère britannique de la Santé et des Affaires sociales a déclaré que le pays avait réalisé un nombre record de tests de diagnostic au cours des 12 derniers mois, grâce à un investissement supplémentaire de 26 milliards de livres sterling dans le système de santé.
Le gouvernement britannique vise à ce qu’environ 75 % des personnes atteintes d’un cancer diagnostiqué d’ici 2035 soient guéries ou mènent une vie saine dans les cinq ans qui suivent. Par ailleurs, la nouvelle législation sur le tabac et les cigarettes électroniques devrait également contribuer à réduire le risque de cancer pour les générations futures.
Dans un autre rapport publié le 22 avril, le British Medical Journal a révélé que plus de 13 000 patients aux urgences en Angleterre ont dû attendre plus de trois jours l’an dernier. Au total, 493 751 patients ont patienté plus de 24 heures aux urgences avant d’être admis, transférés ou renvoyés chez eux.
Mumtaz Patel, présidente du Collège royal des médecins, a souligné que la saturation des hôpitaux suscite une vive inquiétude. Elle a noté que certains patients ont déclaré préférer rester chez eux et attendre la mort plutôt que d’aller à l’hôpital et d’y patienter aussi longtemps.
Source : https://baoquocte.vn/cu-80-giay-lai-co-mot-nguoi-duoc-chan-doan-mac-ung-thu-tai-anh-385213.html