• Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé une trêve à durée non déterminée qui a débuté mardi soir à minuit.
  • Une réponse à celle demandée par Vladimir Poutine pour les célébrations de la victoire contre l’Allemagne nazie, le 9 mai.
  • Des frappes russes ont cependant eu lieu mercredi matin.

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Ukraine : la guerre entre dans sa 5ᵉ année

La guerre des trêves entre la Russie et l’Ukraine. Alors qu’un cessez-le-feu unilatéral a débuté à minuit sur l’impulsion de Kiev, de nouvelles attaques ont eu lieu mercredi matin sur le sol ukrainien. Moscou espère toujours obtenir un arrêt des combats le 9 mai, jour de célébration de la victoire contre l’Allemagne nazie.

Des alertes ont retenti dans plusieurs régions en Ukraine ce mercredi matin et les autorités ont fait état de deux personnes blessées dans des frappes à Kharkiv, près de la frontière russe, ainsi que d’un équipement industriel touché dans la région de Zaporijia. La journée de mardi s’était avérée particulièrement sanglante, avec au total 28 personnes tuées, selon un bilan des autorités locales actualisé mercredi.

Un cynisme absolu

Volodymyr Zelensky

Ce bilan sanglant va-t-il remettre en cause l’arrêt des combats réclamé par les deux camps ? Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé une trêve à durée non déterminée lundi, en réponse à celle demandée par son homologue russe Vladimir Poutine le 9 mai. Le dirigeant ukrainien, qui réclame de longue date un arrêt des hostilités, a toutefois souligné que Kiev répondrait « de manière symétrique » à toute violation de son cessez-le-feu.

« Nous avons besoin de l’arrêt de telles frappes et de toutes les autres du même genre chaque jour, et pas seulement de quelques heures quelque part, au nom de ‘célébrations' », a souligné mardi Volodymyr Zelensky. Avant de dénoncer : « C’est d’un cynisme absolu que de demander un cessez-le-feu afin d’organiser des célébrations de propagande, tout en menant chaque jour de telles frappes ».

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L’Ukraine demande de longue date une trêve prolongée pour favoriser des négociations afin de trouver un accord pour arrêter la guerre déclenchée par l’invasion russe à grande échelle en février 2022, conflit le plus sanglant en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.

En avril, un cessez-le-feu de 32 heures pour la Pâques orthodoxe avait été violé à de nombreuses reprises sur le front, même si un arrêt des attaques aériennes longue portée avait été observé. Moscou refuse tout cessez-le-feu durable, arguant qu’il permettrait à Kiev de renforcer ses défenses. La Russie exige notamment avant tout arrêt des combats que l’Ukraine lui cède toute la région de Donetsk (est), que l’armée russe ne contrôle que partiellement.

T.G. avec AFP