Quelques badauds remontent la rue du Marché, ce mercredi matin. Piétonne depuis juin 2025, elle s’est vidée du bruit des moteurs. Plus besoin de slalomer entre les voitures ni de se faufiler sur des trottoirs abîmés.
Rosie, retraitée, marche tranquillement vers la place du Marché. « On est beaucoup mieux sans voiture », glisse-t-elle. Le tableau pourrait sembler apaisé. Pourtant, en y regardant de plus près, la rue raconte une autre histoire : rideaux baissés, vitrines vides, et des affiches placardées sur certains commerces : « Non à la piétonnisation de la rue du Marché ! »
« On sera bien contents si ça rouvre aux voitures »
La baisse d’activité est un constat qui revient chez tous les commerçants de la rue du Marché. Pour certains, elle a été immédiate. Ilies, boucher, parle d’un « choc » dès les premiers jours : « J’ai perdu 40 % de mon chiffre d’affaires. Sur une journée à 1 500 euros, j’en perds 400 », explique-t-il.
Dans les commerces, la même inquiétude domine. À la boulangerie…