Scène assez inhabituelle hier midi, place de la République à Rennes. À deux pas du chantier de démolition du parking Vilaine (actuellement en cours), la police municipale est intervenue pour verbaliser un véhicule stationné le long de la voie cyclable et sur un trottoir.

Un détail a retenu l’attention du passant : les plaques d’immatriculation de la voiture avaient été entièrement dissimulées avec du scotch gris tant à l’avant qu’à l’arrière. Cette tentative a été visiblement peu efficace. Après avoir retiré le ruban adhésif, les agents ont pu relever sans difficulté le numéro du véhicule.
Autour, la scène n’est pas passée inaperçue. « Le conducteur voulait sans doute éviter le passage douloureux de la sulfateuse », glisse un passant, mi-amusé, mi-ironique. Un autre s’interroge davantage sur l’opportunité d’un tel contrôle. « C’est quand même triste de verbaliser des travailleurs. Ce sont des travaux voulus par la municipalité ! »
Du côté des policiers municipaux, le discours reste sobre. « On vérifie uniquement si les chauffeurs ont posé leur macaron d’autorisation», explique l’une des agentes, sans s’étendre davantage. Reste la question du contexte : simple contrôle de routine, application stricte des règles (sulfateuse en panne) ou consigne particulière des élus ? A quelques jours de la fin de la démolition, une “vilaine” amende, au pied du chantier du même nom.